apic/Munich, controverse des crucifix
Munich: 30’000 personnes défendent la présence (250995)
de la croix dans les écoles primaires publiques
La décision de la Cour de Karlsruhe provoque le mécontentement
et la discorde dans le pays, déclare le cardinal Wetter
Munich, 25septembre(APIC) A l’appel de l’Eglise catholique et au nom de
l’identité chrétienne de la Bavière, 30’000 personnes sont descendues samedi dans les rues de Munich pour manifester en faveur du maintien du crucifix dans les écoles primaires. Le cardinal Friedrich Wetter, archevêque de
Munich, présent à la manifestation avec 16 autres évêques de Bavière, a vivement critiqué la décision de la Cour constitutionnelle allemande de
Karlsruhe. Cette instance judiciaire suprême, le 10 août dernier, a jugé
non conforme à la Constitution allemande l’obligation réglementaire en Bavière faite aux écoles primaires publiques d’accrocher des crucifix dans
les salles de classe.
Outre les évêques catholiques, de hauts représentants de l’Eglise évangélique-luthérienne et de nombreux politiciens bavarois ont participé à la
manifestation de protestation.
Le cardinal Wetter a regretté la décision de la Cour de Karlsruhe qui,
«loin d’apporter la tolérance souhaitée, amène au contraire le mécontentement et la discorde dans le pays. En dernier ressort, cette décision trouble et blesse les chrétiens et contribue à faire sortir la religion de la
vie publique. Finalement on aboutirait à un Etat sans Dieu qui se considérerait comme dernière instance. Où cela nous conduit? Le peuple allemand
l’a déjà vécu sous les périodes nazie et communiste!», s’est écrié le cardinal. «La décision de la Cour, selon laquelle la croix serait une pression
sur les non-croyants et un moyen d’évangélisation, est contraire à la vérité. La présence d’une croix sur le mur d’une école ne contraint ou ne menace personne. Au contraire elle est le symbole de la non-violence et proclame l’amour de Dieu», a conclu l’archevêque de Munich.
Le ministre-président de l’Etat de Bavière, Edmund Stoiber, de l’Union
chrétienne sociale (CSU), a pour sa part dénoncé le jugement de la Cour
constitutionnelle comme «une erreur» que la grande majorité de la population ne peut comprendre. Jugeant que la tolérance n’est pas «une route à
sens unique», le chef du gouvernement bavarois a estimé qu’une «petite minorité» ne peut imposer des changements à la majorité. (apic/kna/ba)
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