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Genève: fin de la 46e session du Comité central du COE (240995)
Vers la recherche d’une plus grande unité structurelle
Genève, 24septembre(APIC) La préparation de deux grands rassemblements
oecuméniques mondiaux, les questions d’actualité internationale, et un tour
d’horizon des activités en cours, tel a été l’ordre du jour de 150 participants à la 46e session du Comité central du Conseil oecuménique des Eglises
(COE), réunis à Genève du 14 au 22 septembre. Durant cette séance, le Comité a en outre accueilli plusieurs nouvelles Eglises, ce qui porte le nombre
de ses membres à 330. Les particpiants ont finalement adopté le budget provisoire pour 1996 se montant à 105 millions de francs suisses.
Les 150 membres du Comité central, délégués des Eglises membres, sont
chargés de superviser le travail du Conseil oecuménique des Eglises entre
les assemblées générales qui ont lieu tous les sept ans. En vue de la Huitième Assemblée, qui doit se tenir du 10 au 22 septembre 1998 à Harare au
Zimbabwe, le Comité central a approuvé les grandes lignes du programme de
cette manifestation placée sous le thème: « Tournons-nous vers Dieu dans la
joie de l’espérance ».
Les participants ont insisté sur l’importance décisive du processus
d’étude du COE intitulé « Vers une conception et une vision communes du Conseil oecuménique des Eglises ». Vu la concurrence et le morcellement dus à
la prolifération des organisations oecuméniques, et vu aussi la nécessité
de faire un usage responsable des ressources financières de plus en plus
réduites, la recherche de l’unité au sein même du mouvement oecuménique est
plus nécessaire que jamais. Si le COE « ne peut pas et ne doit pas prétendre
être « le centre principal » du mouvement oecuménique, le secrétaire général
Konrad Raiser demande que l’on étudie comment le Conseil peut aider à mettre en place « un cadre global » où s’inscrirait le dialogue de tous les partenaires au sein du seul mouvement oecuménique, y compris l’Eglise catholique-romaine et d’autres Eglises non membres.
Le Comité central a approuvé un budget de 3,3 millions de francs suisses
pour financer la deuxième grande réunion mondiale du COE: la Conférence
mondiale sur la mission et l’évangélisation à Salvador, au Brésil, en novembre 1996. sur le thème: « Evangile et cultures ».
Le conflit qui déchire l’ex-Yougoslavie, a été le sujet d’un message de
trois pages adopté par le Comité central. Celui-ci appelle les dirigeants
religieux, politiques et militaires à mettre un terme à la guerre et à travailler ensemble à « guérir les profondes blessures de l’histoire … et à
changer le climat de haine et de violence ». S’interrogeant sur le « ton et
le contenu des positions, d’un nationalisme étroit, adoptés par certains
responsables d’Eglise » dans l’ex-Yougoslavie, le texte appelle toutes les
Eglises à « poursuivre et renforcer le dialogue » sur les relations entre
l’Eglise, l’Etat, la nation et le peuple.
Le Comité central a aussi adopté une déclaration réclamant que l’on
confère à Jérusalem « un statut juridique et politique spécial », permanent
et garanti au niveau international, qui reflète « l’importance et la
signification universelles » de cette « cité ouverte », à laquelle sont
profondément attachés les chrétiens, les juifs et les musulmans.
Le Comité central a condamné les récents essais nucléaires réalisés par
la Chine et par la France et a demandé instamment à ces deux pays de se
joindre aux autres Etats dotés de l’arme nucléaire dans l’application d’un
moratoire volontaire jusqu’à la conclusion d’un traité international sur
l’interdiction totale des essais, prévue pour 1996.
Les délégués ont également débattu en plénière de quatre grandes questions, à savoir la mission, les personnes déracinées, le racisme et la conduite des affaires mondiales.
La nécessité de trouver des ressources financières supplémentaires est
également revenue dans la discussion. Le Comité a adopté provisoirement le
budget 1996 prévoyant un déficit d’environ 10 millions de francs suisses, à
la condition que l’écart entre les revenus et les dépenses soit « fortement
réduit, ou éliminé » dans un budget révisé qui sera présenté au Comité exécutif en mars prochain. Selon Mme Rantakari, présidente du comité des finances, malgré les résultats décevants de 1994, on ne peut pas dire que le
COE traverse une crise financière – « pour autant qu’on prenne des mesures
urgentes et énergiques ». En même temps, le Comité des finances a souligné
que le COE doit s’efforcer d’augmenter ses revenus, notamment ceux qui lui
sont versés sans affectation. Le Comité a approuvé une recommandation prévoyant que chaque Eglise verse une contribution annuelle minimale de 1.000
francs suisses. Plus de la moitié des Eglises membres (166) n’ont versé aucune contribution en 1994.
Le Comité central a accepté à l’unanimité les demandes d’admission des
six Eglises suivantes: l’Eglise baptiste camerounaise, l’Eglise évangélique
luthérienne du Kenya, l’Eglise évangélique réformée d’Angola, l’Eglise
chrétienne du Timor oriental, l’Union baptiste de la Jamaïque et l’Eglise
de la Province du cône sud (anglicane, Amérique du Sud). Par ailleurs, la
Mission évangélique pentecôtiste d’Angola et l’Eglise protestante du Saba
(Malaisie), précédemment Eglises membres associées (moins de 25.000 membres), ont été admises comme membres à part entière à la suite de l’augmentation du nombre de leurs fidèles. Enfin, le Comité a accueilli parmi les
membres du COE l’Eglise réformée unie d’Afrique australe, formée en 1994
par l’union de l’Eglise réformée hollandaise d’Afrique (non-membre du COE)
et de l’Eglise réformée missionnaire hollandaise d’Afrique du Sud (membre
du COE depuis 1991). (apic/eni/mp)
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