responsable du COE au sein de ce nouveau réseau, la mise en place d’ACT

Pour Myra Blyth, directrice de l’Unité IV du COE, qui est la principale

permet de garantir que le COE et la FLM, leurs Eglises membres et les

institutions d’entraide qui leur sont rattachées, ne feront pas deux fois

le même travail dans le domaine de l’aide d’urgence.

«En fait, nous avons dit que nous n’aurions pas de bureaux d’aide d’urgence

séparés», a-t-elle déclaré au journaliste d’ENI. «Nous avons pris cette

décision pour obtenir de la famille °des Eglises et des institutions

d’entraide qui y sont rattachées§ qúelle s’engage à coordonner son action.

Auparavant, nous – c’est-à-dire le COE, la FLM et les agences affiliées étions en concurrence.»

Mme Blyth se montre optimiste quant à l’avenir d’ACT.

«ACT est une structure plus forte car elle est plus autonome et plus

prompte à intervenir °que les structures précédentes§. Aujourd’hui, nous

pouvons lancer des appels en moins de 24 heures après l’annonce d’une

catastrophe.»

«Ceux qui ont montré de l’impatience ou éprouvé certaines craintes °au

sujet d’ACT§ constateront qúACT obtient de meilleurs résultats que les

actions précédentes menées séparément par le COE et la FLM. Avant sa

création, ACT a donné lieu à un débat très animé. Ce qui est clair

aujourd’hui, c’est qúil s’agit d’une excellente initiative. Bien s#r, il y

aura des erreurs, nous avons encore beaucoup à apprendre mais si nous

continuons à faire preuve de bonne volonté, notre démarche devrait

réussir.»

Mme Blyth a déclaré au journaliste d’ENI qúun facteur essentiel de réussite

résidait dans la volonté des institutions d’entraide et des principaux

partenaires de sacrifier leur propre image publique, afin qúACT puisse se

faire un nom à l’échelle mondiale.

M. Hinz a également souligné qúACT devait absolument se faire un nom. «Nous

devrions préciser clairement que nous voulons que le nom d’ACT apparaisse

partout o# les Eglises sont engagées dans des opérations de secours.»

M. Hinz croit aussi au succès de cette initiative. Grâce à un réseau plus

vaste – les Eglises membres de la FLM et du COE – ACT peut désormais

établir des contacts dans le monde entier, a-t-il fait remarquer. Selon

lui, les différences de méthodes de travail de l’Entraide mondiale de la

FLM et de l’Unité IV du COE ne devraient pas poser de problèmes majeurs car

ces méthodes pourraient se compléter.

Le grand nombre d’Eglises membres du COE et de la FLM offre aujourd’hui à

ACT de grandes possibilités de coopération avec d’autres organismes

d’entraide comme par exemple l’organisation catholique romaine Caritas

Internationalis, a-t-il déclaré. M. Hinz a mis l’accent sur la nécessité de

renforcer la coopération entre les chrétiens qui collaborent aux programmes

d’aide d’urgence.

«Faire en sorte que toutes les Eglises et institutions collaborent aussi

étroitement que possible s’inscrit dans la vision» de ce nouveau réseau,

a-t-il dit. «En tant que théologien et simple chrétien, je crois que nous

devons réussir non seulement à nous accepter les uns les autres mais aussi

à coopérer autant que possible, pour renforcer notre témoignage de

chrétiens dans le monde.»

Mme Blyth et M. Hinz ont tous deux souligné que la mission d’ACT ne doit

pas se limiter à apporter des secours d’urgence. ACT a nommé une personne

qui sera chargée de «renforcer les capacités d’action», pour que l’on se

prépare à l’avance à répondre aux situations d’urgence ou qúon essaie de

les prévenir.

«Nous voulons apprendre aux gens à être prêts à agir préventivement afin

d’atténuer les effets des catastrophes», a déclaré M. Hinz, tout en

reconnaissant, avec regret, qúil est toujours plus facile de mobiliser des

fonds pour les secours d’urgence que pour les actions préventives.

Bien évidemment, réunir des fonds est une priorité pour ACT, d’autant plus

que certains gouvernements réduisent les fonds destinés à l’entraide et que

le débat idéologique sur l’assistance humanitaire provoque une remise en

question de la validité même de cette assistance.

Selon M. Hinz: «Sensibiliser les femmes et les hommes à ce problème de

l’entraide est aujourd’hui une des tâches essentielles des Eglises. Je suis

profondément convaincu que nombreux sont les sceptiques qui, lorsqúils sont

confrontés à des situations d’urgence, reconnaissent que ’l’on ne peut

faire autrement qúagir, que l’on ne peut rester insensibles devant de

telles situations.’ En tant que chrétiens, nous devons réagir, et

naturellement, traiter les causes mêmes de ces situations.»

«Je pense aussi que le fait de voir tous les jours à la télévision des

images dramatiques a un effet négatif. Les spectateurs que nous sommes se

sentent de plus en plus impuissants et ne réagiront que face aux situations

les plus désespérées.» (1474 mots)

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