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Kénya: Les musulmans boycottent la visite du pape (180995)
Jean Paul II: « Je suis l’ami de tous les Kényens »
Nairobi, 18septembre(APIC) Nairobi, capitale du Kénya, a accueilli lundi
après midi Jean Paul II venant d’Afrique du Sud. Dès son arrivée, le pape a
lancé un appel à tous les Africains pour qu’ils respectent les droits de
l’homme et la liberté de chaque personne. Fausse note: Les dirigeants des
musulmans du Kénya ont demandé à leurs fidèles de boycotter la visite du
chef de l’Eglise catholique.
Selon des sources catholiques au Kénya, la prise de position des chefs
musulmans s’explique par la crainte de voir l’Eglise catholique évangéliser
toute l’Afrique, « en racolant les membres des autres religions ».
Dans son premier message sur le sol du Kénya, Jean Paul II a demandé que
tout le continent africain recherche, à côté du progrés économique et matériel, la compréhension et le respect mutuel ainsi que le travail en commun.
Les tendances à la séparation comme les différences ethniques, politiques
et sociales doivent être surmontées même si l’unité et la collaboration
sont difficiles à réaliser. L’Eglise, a encore déclaré le pape, se sent solidaire avec tous ceux qui travaillent pour une Afrique meilleure. Elle sera toujours présente pour appuyer et défendre la dignité, la liberté et le
progrès des hommes.
Décisions du Synode
Evoquant les différents groupes ethniques, Jean Paul II s’est écrié: « Je
viens chez vous comme ami du Kénya. Je suis venu pour tous – sans faire aucune différence » – tout en soulignant en outre que le premier devoir de
l’Eglise reste l’évangélisation. Les décisions du Synode africain veulent
précisément mettre en valeur la nouvelle évangélisation et le service des
hommes.
Lors de son voyage au Kénya, le pape rencontrera les cardinaux et les
évêques de l’Afrique de l’Est et septentrionale ainsi que huit chefs d’Etat
de cette région. Jean Paul II visite le Kénya pour la troisième fois. Sur
27 millions d’habitants, 19 % de la population est catholique. Les musulmans ne dépassent pas 10%.
Une rencontre est prévue avec le président Daniel Arap Moi pour essayer
de surmonter les divergences entre le gouvernement du Kénya et les évêques
catholiques du pays. L’Eglise catholique, ces dernières années, s’était
jointe à l’opposition en dénonçant l’existence d’un parti unique, la corruption généralisée et les atteintes aux droits de l’homme. (apic/kna/cicba)
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