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Genève: Les catholiques doivent avoir « une place naturelle » (150995)

dans le mouvement oecuménique, estime Konrad Raiser

Plaidoyer du secrétaire général du COE pour une réforme des stuctures

Genève, 15septembre(APIC) Le pasteur Konrad Raiser, secrétaire général du

Conseil oecuménique des Eglises (COE), a réclamé jeudi une profonde réforme

des structures internationales d’Eglises en vue de rapprocher l’Eglise catholique-romaine des autres Eglises chrétiennes.

S’adressant aux participants au Comité central du COE réuni à Genève du

14 au 22 septembre, Konrad Raiser a déclaré que le COE devait être prêt à

penser à de nouveaux « modèles » pour le mouvement oecuménique. « Tout modèle

qui ne faciliterait pas l’intégration ou la pleine participation de l’Eglise catholique-romaine n’aurait pas atteint son but », a-t-il précisé lors

d’une conférence de presse. Il a ajouté qu’il « serait prêt à faire de

grands efforts pour essayer différents modèles afin d’aider l’Eglise catholique romaine à occuper sa place centrale et naturelle » dans le mouvement

oecuménique.

Le COE compte plus de 320 Eglises protestantes et orthodoxes à l’exception notoire de l’Eglise catholique-romaine, qui est la plus grande Eglise

du monde. Konrad Raiser a souligné que « même si le COE constitue toujours

l’instrument oecuménique le plus complet au niveau mondial, le mouvement

oecuménique est en fait devenu un réseau polycentrique et le COE ne peut

pas et ne doit pas prétendre en être son centre principal ».

Les propositions formulées par le secrétaire général du COE font suite

aux critiques qui déplorent la multiplication inutile d’activités poursuivies parallèlement et sans grande coordination entre le COE et d’autres organisations internationales d’Eglises telles que la Fédération luthérienne

mondiale ou l’Alliance réformée mondiale. Ces organisations ne peuvent pas,

conformément aux règles actuelles, devenir membres du COE bien qu’elles entretiennent avec lui des relations de travail étroites.

« La question s’est posée avec une certaine urgence de savoir si, d’un

point de vue pratique, cela avait un sens de maintenir à l’avenir plusieurs

structures parallèles », a fait remarquer K. Raiser en soulignant qu’un

grand nombre de ces organisations, qui regroupent souvent les mêmes membres, vont organiser leurs asemblées mondiales dans la période 1996-1998.

La plupart des organisations d’Eglises, y compris le COE, se trouvent

confrontées à de grandes difficultés financières. Un nouveau forum qui lierait ces organisations permettrait de mettre en commun « les ressources humaines et financières » tout en respectant « l’autonomie institutionnelle des

partenaires », a-t-il précisé. (apic/eni/mp)

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