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apic/Pékin/ déclaration finale/ Saint-Siège

Pékin: le Saint-Siège donne son accord (150995)

à la déclaration finale de la Conférence de l’ONU sur la femme

Avec une série de réserves

Pékin/Rome, 15septembre(APIC) La délégation du Vatican a donné son approbation générale au document final de la Conférence de Pékin sur la femme.

Sa participation au consensus ne peut cependant être que partielle, a relévé Mary Ann Glendon, chef de la délégation romaine. Le Saint-Siège y a émis

une douzaine de réserves en particulier dans le domaine «des droits

sexuels» et de la «santé reproductive».

Lors de la séance finale, Mary Ann Glendon, chef de la délégation du

Vatican, a repris les paroles de Jean Paul II quant au grand processus de

libération de la femme: «Ce grand voyage doit continuer». Du document de

travail, la délégation se réjouit des paragraphes concernant les besoins de

la femme victime de la pauvreté, les stratégies de développement,

l’alphabétisation, l’éducation, la fin des violences contre les femmes,

l’accès à l’emploi, «autant de points qui rejoignent l’enseignement social

de l’Eglise».

Mary Ann Glendon a déploré cependant un individualisme exagéré dans les

déclarations concernant les droits de l’homme. Ainsi par exemple l’obligation de la protection de la maternité n’est pas assez clairement affirmée.

Cela vaut aussi pour l’accès des filles à l’éducation, à la santé et à la

vie sociale. La conférence de Pékin n’a émis aucune obligation conrète dans

ce domaine. La question de la formation aurait pourtant mérité une attention au moins aussi grande que celle de la fécondité, a déclaré Mme Glendon.

La délégation vaticane relève aussi l’absence dans le texte de définition explicite de la dignité et de la valeur de la femme et de l’égalité

des droits entre hommes et femmes. De même le document omet la reconnaissance de la famille, fondée sur l’union d’un homme et d’une femme, comme

unité de base de la société.

Le paragraphe 232f qui parle du droit de la femme au contrôle de sa sexualité ne peut se comprendre, aux yeux du Vatican, qu’en terme de sexualité responsable au sein du couple et ne saurait être interprété comme une

incitation aux relations hors-mariage ou à l’homosexualité. Le consensus

est par contre total à propos de la condamnation de la violence, de la responsabilité partagée dans le couple, du respect et du consentement libre

dans les relations conjuguales.

Le Vatican réitère par ailleurs son opposition, déjà exprimée lors de la

Conférence du Caire en 1994, à la légalisation de l’avortement, et à la

notion de «santé repoductive» et de «droits sexuels». L’avortement ne saurait être compris dans le domaine de la santé reproductive, souligne-t-on.

Le «non» aux moyens artificiels de contraception et aux méthodes de planning familial ne respectant par la liberté des époux a également été répété

par la délégation vaticane. Le Saint-Siège n’accepte pas non plus

l’utilisation du préservatif comme programme de prévention contre le sida.

Le Saint-Siège refuse dans son entier le chapitre IV section C où il est

question de la santé reproductive et sexuelle des femmes. Ces deux aspects

sont renforcés de manière démesurée par rapport aux autres besoins de santé

des femmes, estime-t-on. De même des restrictions sont faites contre toutes

les mentions qui prônent une reconnaisance sociale de l’avortement ou de

l’homosexualité.

Une dernière réserve est faite par le Saint-Siège sur l’utilisation du

mot «genre» (gender) qui «ne peut être compris que basé sur l’identité sexuelle biologique homme et femme». (apic/cic/jmg/mp)

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