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Graz: 17e Congrès mondial de l’UCIP (140995)

Noel Copin, de Reporters sans Frontières, dénonce les « médias de la haine »

Graz, 14 septembre (APIC) Dans l’ex-Yougoslavie, au Proche-Orient, surtout

au Rwanda et au Burundi, de véritables « médias de la haine » poussent à

l’affrontement, voire au massacre et au génocide, a dénoncé Noel Copin,

président de « Reporters sans Frontières », devant un parterre de journalistes réunis à Graz, en Autriche.

S’adressant aux 650 journalistes du monde entier participant au 17e Congrès mondial de l’UCIP, l’Union catholique internationale de la presse, qui

se tient actuellement à Graz sur le thème « Pour une éthique de paix dans un

monde de violence », Noël Copin a proposé quelques repères éthiques pour un

journalisme responsable.

L’ancien rédacteur en chef du quotidien catholique français « La Croix » a

rappelé que « l’on tue des journalistes parce qu’ils sont journalistes ». Le

rapport 1994 de « Reporters sans Frontières » révèle que 103 journalistes ont

été tués l’an dernier. Plus de 40 journalistes ont été assassinés en Algérie en deux ans. « On tue celui qui peut dire la vérité », a-t-il souligné.

On élimine ainsi d’éventuels témoins gênants.

Il existe des « zones d’ombre » où il n’y a plus de journalistes libres,

où ces derniers ne peuvent plus pénétrer, où la vérité est cachée. Rappelant à ses collègues la grande responsabilité qui est la leur, il a relevé

que les journalistes ont la chance de pouvoir franchir les murs et les barricades que les hommes dressent entre eux. « En découvrant l’autre, les autres, l’humanité des autres, nous pouvons faire progresser la paix ». Finalement, Noël Copin a proposé aux professionnels des médias « la règle du

triple respect »: « respect de la vérité, respect des hommes dont on parle,

respect des hommes à qui l’on parle ».

Le « petit miracle » sud-africain

Poursuivant sur la lancée du thème du Congrès – la contribution des

journalistes à une culture de la paix -, les congressistes de tous les continents ont été favorablement impressionnés par le « numéro trois » du nouveau parlement sud-africain, Smangaliso Mkhatshwa. Prêtre catholique de 56

ans, aujourd’hui député du parti ANC, S. Mkhatshwa a connu la prison et la

torture pour son combat contre l’apartheid. Il parle aujourd’hui, pour

l’Afrique du Sud, d’un « petit miracle » en évoquant la transition relativement pacifique qui a permis à la majorité noire de partager le pouvoir avec

la minorité blanche.

Ancien secrétaire général de la Conférence des évêques catholiques d’Afrique du Sud, le militant de l’ANC a été élu député lors des premières

élections libres et démocratiques d’Afrique du Sud en mai 1994, avec l’accord de l’évêque de Witbank, diocèse où il fut prêtre des années durant.

Etant l’un des trois présidents du parlement, il pense qu’en tant que prêtre, il peut apporter une modeste contribution dans le domaine des valeurs

morales – comme la réconciliation -, d’autant plus nécessaires dans cette

phase de construction d’une nouvelle sociéte « jeune, dynamique, révolutionnaire ». (APIC/be/pr)

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