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Bâle: A l’occasion de la naissance de sa fille, l’ancien évêque (110995)
de Bâle donne une interview à la radio suisse alémanique
Pas encore de plans concrets pour son futur
Bâle, 11septembre(APIC) Mgr Jean-Georges Vogel, ancien évêque de Bâle,
depuis la nuit dernière père d’une petite fille, n’a pas encore établi des
plans définitifs concernant son avenir. Il va probablement chercher un travail professionnel en dehors de l’Eglise. Dans une interview accordée lundi
à la radio suisse alémanique, Mgr Vogel a déclaré qu’il allait prendre ses
responsabilités envers la mère de sa fille, née à Lucerne dans nuit de dimanche à lundi. «Toutes deux se portent bien», a ajouté l’ancien évêque de
Bâle.
Une discussion sur l’obligation du célibat pour les prêtres catholiques
et l’accès au sacerdoce d’homme mariés (les «viri probati», ndr) est nécessaire depuis longtemps, «indépendamment de mon histoire personnelle», mais
on n’a pas encore vraiment trouvé une façon valable pour en parler, a-t-il
estimé. Personnellement Hansjörg Vogel pense toujours que la rupture de son
célibat est un «échec personnel», même s’il considère les deux voies – des
prêtres célibataires et d’autres mariés – comme tout à fait possibles. Mgr
Vogel ne remet certes pas en cause le célibat, qui peut être une forme de
vie tout à fait valable, connaissant de nombreux prêtres et religieux qui
le vivent de façon épanouie.
Trop tôt pour parler de mariage
La mère de sa fille se porte bien et il a toujours eu de bons rapports
avec elle ces derniers mois, même si certains médias ont affirmé le contraire. Il est cependant encore trop tôt pour poser la question du mariage
et pour donner une réponse totalement affirmative à cette question. Tous
deux examinent si de cette relation peut naître une vie à deux. De toute
façon, il s’engage à prendre ses responsabilités vis-à-vis de sa fille et
de la mère de sa fille.
Très probablement, il pense trouver un travail professionnel en dehors
de l’Eglise, dans le domaine de l’accompagnement et du conseil des personnes ou dans le domaine social.
Après son élection à l’épiscopat, il est devenu pour de nombreux catholiques en quelque sorte un «porteur d’espérance», ce qui a pesé psychiquement, même si c’était de manière inconsciente. Il a eu souvent le sentiment
que les espérances qu’on mettait en lui n’étaient pas réalistes et que
beaucoup de fidèles du diocèse ont projeté sur lui leurs propres aspirations. Il est plus important de mettre son espérance en Dieu, car les hommes peuvent décevoir. Autre point qui a été lourd dans sa fonction d’évêque: la situation du personnel de l’Eglise due au manque de prêtres et le
fait que l’on ne pouvait pas ordonner prêtres des laïcs déjà engagés dans
le travail pastoral. Ce qui lui a également pesé: la «polarisation» que
l’on trouve à l’intérieur de l’Eglise avec les différentes options pastorales.
Mgr Vogel ne peut cependant pas dire qu’il s’est senti laissé seul, car
il a pu s’ouvrir de ces problèmes ecclésiaux avec beaucoup d’amis. Quant à
sa responsabilité en tant qu’évêque, il peut témoigner que cela a normalement fonctionné dans les affaires ordinaires; mais il s’est souvent senti
quelque peu impuissant quand on met sur un même pied la direction des affaires courantes avec une vision de l’Eglise du futur. Dans ce contexte,
l’ancien évêque de Bâle plaide aussi pour que l’on trouve de nouvelles formes de collaboration permettant de déléguer davantage de responsabilités.
«Les Eglises locales ont besoin de plus de compétences et de moins de centralisme». (apic/oe/ba)
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