apic/Neuchâtel/ contribution ecclésiastique aux Eglises
Cernier: Campagne de sensibilisation des Eglises (060995)
neuchâteloises à la contribution ecclésiastique
Permettre aux Eglises de poursuivre leur mission
d’évangélisation et de service
Cernier (Neuchâtel), 6septembre(APIC) Sans soutien financier de chacun,
les Eglises auront de plus en plus de peine à répondre présentes pour les
services demandés. Cette mise en garde, les trois Eglises neuchâteloises
reconnues – Eglise réformée évangélique, Eglise catholique-romaine, Eglise
catholique-chrétienne – l’ont lancée au cours de la présentation, à Cernier, dans le Val de Ruz, de leur campagne de sensibilisation à la contribution ecclésiastique.
Un slogan: « Donner aux vraies valeurs les moyens de s’exprimer. Merci de
votre contribution », des affiches, des affichettes, des annonces et des
dias projetés dans les cinémas, des messages diffusés par adressage personnel, serviront de support à une campagne destinée à donner aux Eglises la
possibilité de poursuivre leur mission. D’évangélisation, certes, mais aussi leur service, comme par exemple « L’accompagnement des familles en
deuil », thème 1995 choisi par les trois Eglises.
La mort d’un être cher est toujours une épreuve, et les Eglises ne seraient pas fidèles à leur mission si elles n’accompagnaient pas les familles dans ce moment difficile. « Pour pouvoir continuer à le faire chaque
fois qu’on le leur demande, elles ont besoin du soutien de leurs membres »,
ont expliqué les responsables des Eglises lors d’une conférence de presse.
L’an dernier, 1’653 personnes domiciliées dans le canton sont décédées.
Les trois Eglises reconnues ont célébré pour leur part 1’329 « services funèbres ». Or, ont-elles souligné, il n’est pas question pour elles de facturer les services. Elles ne peuvent en effet pas concevoir que des personnes
en deuil soient privés de l’assistance de l’Eglise par manque d’argent.
C’est pourquoi, insistent-elles, la solidarité doit jouer. « Les Eglises
qui, dans le canton de Neuchâtel, payent elles-mêmes leurs ministres, veulent pouvoir compter sur leurs membres et sur la population dans le cadre
de la contribution ecclésiastique.
Liberté de payer sa contribution ou non
Depuis 1943 déjà, la contribution ecclésiastique constitue la principale
ressource des Eglises neuchâteloises (environ 90%), à l’instar des Eglises
genevoises. Il s’agit d’un versement volontaire calculé en fonction de
l’impôt cantonal (15% pour les personnes physiques et 12% pour les personnes morales). Ce mode de calculation permet de demander aux contribuables
un effort correspondant à leur capacité financière. Chacun reste toutefois
libre de s’acquitter totalement ou partiellement de sa contribution. Cette
liberté, que les Eglises respectent, pose de réels problèmes. La diminution
du nombre de personnes se déclarant membres et celle du nombre de personnes
s’acquittant de leur contribution ont forcé les Eglises à prendre de sévères mesures d’économie (diminution de postes, baisse des salaires, diminution de subventions à divers organismes). Elles continuent pourtant à répondre positivement aux demandes de chacun sans tenir compte du paiement ou
du non-paiement de la contribution ecclésiastique.
Depuis 1943, l’Etat verse en outre annuellement une contribution globale
aux trois Eglises de 200’000 francs. Une somme qui n’a pas varié d’un centime depuis…1943 précisément.
Résultats 1994.
En 1994, les comptes se sont améliorés, mais ce résultat s’explique
principalement par les mesures d’économie et non par une augmentation du
nombre ou du montant des contributions. Le ralentissement de la diminution
du nombre de personnes se déclarant membres de l’Eglise, laisse penser que
les campagnes de sensibilisation sont utiles et nécessaires. En outre les
rencontres entre les représentants des Eglises et des personnes morales
(entreprises) ne s’acquittant pas de leur contribution ecclésiastique ont
permis de les sensibiliser au travail et à la présence des Eglises dans la
société neuchâteloise.
Nouveauté cette année: les personnes morales recevront un bordereau de
contribution ecclésiastique séparé de l’impôt cantonal.
Les années 80 ont été marquées par une nette diminution des contributions volontaires des fidèles neuchâtelois. Les campagnes communes des
trois Eglises ont permis de freiner largement cette baisse et de rétablir
un certain équilibre même si le léger mieux financier constaté en 1994 est
dû non à l’augmentation des contributions, mais aux mesures prises par les
Eglises et notamment par une diminution de postes de travail au sein de
l’Eglise réformée évangélique neuchâteloise notamment, où 12 unités de
postes ont été supprimés ces dernières années. (apic/pr)
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