?»Le pain quotidien pour tout homme sur la terre». S’adressant aux

participants de la 28eme Conference Generale de la FAO qui se deroule a

Rome du 20 octobre au 2 novembre, Jean-Paul II invite la communaute

internationale a « s’engager sur un bien fondamental et un devoir : liberer

l’etre humain de la malnutrition et de la menace de mourir de faim ».

?Ce « rendez-vous traditionnel » bi-annuel est marque cette annee par le

50eme anniversaire de la fondation de la FAO le 16 octobre 1946 et le Pape

n’hesite pas a rappeler la devise meme de cette organisation internationale

« Fiat panis » et son action originelle « de trouver les moyens de garantir

de la nourriture suffisante pour le monde entier ».

? »La situation tragique actuelle » ne fait qúaugmenter les difficultes d’une

telle tache. Le Pape se refere particulerement aux nombreux pays « ou la

paix et la securite ne sont pas garanties » et a la « mobilite des

populations » ainsi que la « question des refugies ». L’action de la FAO doit

ainsi evoluer ce qui oblige l’organisarion a effectuer une

« restructruration difficile mais necessaire ».

? »Pourquoi tant de gens sont-ils menaces de mourir de faim ? », questionne

le Pape alors qúil precise lui-meme qú « au niveau mondial, il est possible

de produire la nourriture suffisante pour satisfaire les besoins de

chacun ». Parmi les « nombreuses raisons » qui expliquent « cette situation

paradoxale de coexistance entre l’abondance et la scarcite », le Pape cite

en particulier « les politiques de reduction forcee de la production

agricole » ou bien « l’investissement massif dans des systemes d’armement

sophistique au detrimens des besoins primaires de l’homme ». « Les mecanismes

du commerce international, continue Jean-Paul II, font que les pays

defavorises, ceux qui ont le plus besoin de nourriture, sont d’une maniere

ou d’une autre exclus du marche ».

?Outre ces raisons basee sur « le fontionnement propre des mecanismes du

marche, Jean-Paul II souligne aussi le besoin de l’homme « d’avoir » et non

plus « d’etre », « ce faux sens des valeurs » qui fait oublier la « dignite

inalienable de l’homme ». Le pape appelle ainsi les organisations

internationales comme la FAO a « enraciner les modifications et reformes du

systeme international sur une ethique de solidarite et une culture du

partage ».

webmaster@kath.ch

Portail catholique suisse

https://www.cath.ch/newsf/le-pain-quotidien-pour-tout-homme-sur-la-terre-s-adressant-aux/