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Rome: Discours du pape à la FAO (231095)
Comment se fait-il que tant de gens sont menacés de mourir de faim?
Rome, 23octobre(APIC) Comment se fait-il que tant de gens sont menacés de
mourir de faim? C’est la question que Jean-Paul II pose à la FAO à l’occasion de son traditionnel rendez-vous bisannuel, marqué cette année par le
50e anniversaire de la fondation de l’organisation. La FAO, a en effet rappelé le pape, a été créée le 18 octobre 1946 pour garantir « le pain quotidien pour tout homme sur la terre ».
S’adressant aux participants de la 28e conférence générale de la FAO,
qui se déroule à Rome du 20 octobre au 2 novembre, Jean-Paul II invite la
communauté internationale à « s’engager sur un bien fondamental et un devoir: libérer l’être humain de la malnutrition et de la menace de mourir de
faim ». Le pape rappelle dans son message la devise même de l’organisation:
« Fiat panis », et son projet originel de « trouver les moyens de garantir une
nourriture suffisante pour le monde entier ».
La « situation tragique actuelle » ne fait qu’accroître les difficultés
d’une telle tâche, souligne le pape, en faisant spécialement allusion aux
nombreux pays où la paix et la sécurité ne sont pas garanties, à la mobilité des populations et à l’afflux des réfugiés. L’action de la FAO doit évoluer, dit-il, par « une restructuration difficile mais nécessaire ».
« Pourquoi tant de gens sont-ils menacés de mourir de faim ? » demande le
pape, alors qu’au niveau mondial, il est possible de produire assez de
nourriture pour satisfaire les besoins de chacun? » Parmi les « multiples
raisons » qui expliquent « cette situation paradoxale », Jean-Paul II cite en
particulier « les politiques de réduction forcée de la production agricole »
et « l’investissement massif dans des systèmes d’armements sophistiqués au
détriment des besoins primaires de l’homme ». « Les mécanismes du commerce
international, dit-il, font que les pays défavorisés, ceux qui ont le plus
besoin de nourriture, sont d’une façon ou d’une autre exclus du marché ».
Le pape a appelé en conlusion les organisations internationales comme
la FAO à « enraciner les changements et réformes du système international
sur une éthique de la solidarité et sur une culture du partage ». (apic/jmgpr)
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