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Rome: Visite ad limina des évêques brésiliens de la région Sud (181095)
«Des liens affectueux avec le successeur de Pierre»
Rome, 18octobre(APIC) Les évêques brésiliens des provinces ecclésiastiques de Rio Grande do Sul, de Santa Catarina, du Parana, en visite ad limina, ont été reçus mercredi en audience par le pape Jean Paul II. Ce dernier
leur a rappelé «les jours remplis de grâces de 1991 quand il a effectué sa
deuxième visite au Brésil». Il a découvert alors «l’âme» des Brésiliens
catholiques qui manifestent «une sincère dévotion au successeur de Pierre».
Dans son discours, le pape a rappelé la récente rencontre de la jeunesse
européenne à Lorette: «J’ai été ému de voir tant de jeunes aimer et servir
le Christ et son Eglise». Je suis certain qu’il en va de même au Brésil.
Ces hommes et ces femmes du troisième millénaire espèrent que ses évêques
et ses prêtres les aident à vivre selon la «vérité que représente le don
précieux que le Christ leur a réservé». (Gal.5,1)
Face au défi, sans aucun doute douloureux, de l’abandon de la foi dans
nos pays chrétiens, nous devons rénover continuellement en nous «le charisme de vigilance», à l’exemple de saint Augustin qui affirmait: «au delà
d’être un chrétien, je suis aussi responsable. Et pour cela je dois rendre
compte à Dieu de mon ministère».
La vraie notion de la liberté
Jean Paul II reconnaît que notre époque moderne a acquis une perception
particulièremnt vive de la liberté. Cette perception, pourtant, rencontre
de multiples expressions qui parfois s’éloignent de la vérité de l’homme.
Dans certains courants de pensées, on en arrive à exhalter la liberté sous
une forme absolue. Et l’on attribue à la conscience individuelle les prérogatives de l’instance suprême du jugement moral. L’exigence de la vérité
désaparaît à un tel point qu’on en arrive à une conception radicalement
subjective du jugement moral. Cette vision s’identifie avec une éthique individualiste dans laquelle chacun se voit confronté avec «sa vérité», différente de la vérité des autres. C’est pourquoi on comprend les difficultés
rencontrées lors de la récente Conférence sur la femme à Pékin pour avoir
affirmer clairement et d’une manière non équivoque les valeurs universelles
inscrites dans le coeur de chaque homme.
Les valeurs de la loi naturelle
C’est pourquoi, poursuit le pape, l’Eglise jamais ne cessera d’alerter
les fidèles et tous les hommes de bonne volonté de tous les attentats contraires à la dignité de l’homme et de la femmme en proclamant avec le courage pastoral recquis les valeurs éternelles de la loi naturelle confirmée
par le Christ dans l’Evangile.
Le pape a également exhorté les évêques brésiliens à s’intéresser fortement à la formation théologique des futurs prêtres. Non seulement la qualité scientifique de la préparation intellectuelle est importante, mais
ausssi le «Sentire com Ecclesia», entre professeurs et étudiants. Il appartient spécialement aux théologiens qui enseignent la morale d’exposer la
doctrine de l’Eglise, en donnant un exemple d’une loyale adhésion interne
et externe à l’enseignement du Magistère, aussi bien dans l’exposition du
dogme que de la morale.
Une opposition à l’enseignement du Magistère de l’Eglise ne peut être
considérée comme l’expression de la liberté chrétienne et de la diversité
des dons de l’Esprit. Tous les croyants, laïcs, religieux(ses) et prêtres
ont le droit de recevoir la doctrine catholique dans sa pureté et son intégrité. C’est de la responsabilité des évêques qu’il en soit ainsi.
Réponse de Mgr Rossato
Mgr Altamiro Rossato, archevêque de Porto Alegre, la capitale de l’Etat
de Rio Grande do Sul, a répondu de son côté que tous les évêques présents
désirent être en totale fidélité à l’Eglise du Christ. «Nous expérimentons
en cet instant la joie intime et la fermeté de l’affirmation traditionnelle: «Où se trouve Pierre, se trouve l’Eglise» (»Ubi Petrus ibi Ecclesia»).
(apic/com/ba)
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