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Vienne: Après l’échec de la Conférence de Vienne (131095)

sur l’interdiction des mines antipersonnel

Grande déception des Organisations non gouvernementales

Bruxelles, 13octobre(APIC) Au lendemain de l’échec de la Conférence de

Vienne sur l’interdiction des mines antipersonnel, c’est la grande déception auprès des membres des Organisations non gouvernementales (ONG). La

Caritas allemande parle d’un « intolérable scandale ». Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) déplore de son côté que la Conférence de Vienne n’ait pas réussi à se mettre d’accord sur des mesures visant à interdire

les mines terrestres ou à imposer des limitations importantes à leur emploi.

Après trois semaines de négociations, les experts des gouvernements

n’ont pu se mettre d’accord sur une limitation des mines antipersonnel et

d’autres armes pouvant provoquer des dommages inconsidérés. Une nouvelle

rencontre est prévue du 11 au 20 décembre à Genève pour réviser le protocole de la Convention de Genève sur les armes conventionnelles.

La Caritas allemande a déclaré vendredi que l’échec de Vienne est « une

gifle pour des millions d’hommes qui doivent vivre dans des pays pollués

par les mines ». L’ONG catholique allemande demande en outre que les gouvernements occidentaux fassent des pressions politiques sur les Etats qui

s’obstinent à maintenir des positions déplacées sur la question des mines

antipersonnel.

Terre des Hommes-Allemagne demande aussi que les organisations des

droits de l’homme, des institutions commme la Banque mondiale et le Fonds

monétaire international (FMI) s’occupent – et d’une manière plus efficace

que maintenant – des causes actuelles des guerres dans le monde ».

L’opinion publique est largement favorable à l’interdiction totale et

immédiate des mines antipersonnel, comme en témoigne une pétition remise à

Vienne par des personnes mutilées et munies de quelque 1,7 million de signatures, recueillies dans 53 pays.

Mais, comme l’ont souligné des représentants de diverses ONG, « les délégués à la Conférence de Vienne semblent peu préoccupés par le coût humanitaire que représentent cent millions de mines antipersonnel disséminées

dans 64 pays ». En trois semaines de travaux, les délégués se sont davantage

employés à protéger les stocks nationaux de mines antipersonnel qu’à s’inquiéter des 1’600 personnes qui, durant cette période, ont été tuées ou mutilées. Rien qu’au Cambodge, en trois semaines, les mines ont blessé 243

personnes et en ont tué 36 autres.

ONG impuissantes

Les ONG ont souvent assisté, impuissantes, aux efforts des experts des

gouvernements « pour éviter de mettre au point des mesures d’application des

lois qu’ils avaient eux-mêmes formulées », déclare un observateur.

D’ici la prochaine session de négociation à Genève, on estime que les

mines auront fait 4’333 victimes supplémentaires. Les responsables de la

campagne internationale contre les mines antipersonnel lancent donc un nouvel appel aux gouvernements pour qu’ils intègrent, dans les délégations aux

prochaines négociations, des experts de l’aide humanitaire et du développement. Ils suggèrent également aux délégations d’envoyer des membres visiter

d’ici décembre quelques terrains minés.

Pour les responsables de cette campagne, un seul objectif s’impose aux

représentants des gouvernements lors des discussions de décembre : réviser

le protocole de la Convention de Genève de 1980 en vue de bannir enfin les

armes qui peuvent tuer ou blesser sans distinction des millions de civils.

(apic/cip/ba)

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