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Suisse: Caritas Suisse lance sa collecte de décembre (141195)
«Investir dans l’homme – aide à l’autosuffisance»
Berne, 14 novembre(APIC) «Investir dans l’homme – aide à l’autosuffisance»
Pour illustrer sa collecte de décembre, Caritas Suisse a choisi l’image
d’une femme… membre de l’association des ramasseurs de papier de Belo Horizonte. Depuis qu’ils se sont organisés en coopérative avec l’aide de Caritas, les chiffonniers de la cité brésilienne ont plus que doublé leur revenu. L’aide internationale n’est efficace que si elle conduit à l’autosuffisance, souligne Jurg Krummenacher, directeur de l’oeuvre catholique d’entraide.
Le verdict des trois dernières décennies en matière de développement est
dur. Les conditions de vie dans le tiers-monde se sont massivement dégradées. Un cinquième de la population mondiale vit dans le dénuement le plus
complet. Pour combattre la pauvreté des changements économiques radicaux
sont nécessaires. L’action des oeuvres d’entraide n’est-elle alors qu’une
goutte d’eau dans la mer? On peut se poser la question, admet Jürg Krummenacher. Mais sans faire preuve d’autosatisfaction, il faut reconnaître
que l’aide au développement a aussi enregistré des résultats tangibles.
Un peu partout dans le tiers-monde, les bénéficiaires ont commencé à
s’organiser pour survivre et défendre leurs intérêts. Les femmes sont souvent le moteur de ces organisations car elles sont les premières concernées
par le combat pour la survie. Aujourd’hui les experts admettent qu’il n’y a
pas de développement sans participation et démocratie. L’aide ne doit pas
engendrer une dépendance de l’extérieur, mais permettre à chacun de parvenir à l’autosuffisance. «La plupart des 450 projets que Caritas Suisse soutient dans 80 pays sont basés sur le principe de la collaboration avec les
organisations locales», souligne Jürg Krummenacher.
Investir dans l’homme à Belo Horizonte
Des options que partage le maire socialiste de Belo Horizonte, Patrus
Ananias de Sousa. Depuis la victoire d’une coalition de centre-gauche au
élections de 1992, la municipalité de la 3e ville du Brésil s’efforce de
mener une gestion basée sur la justice sociale et la participation de la
population. Le maire a présenté à Berne, en présence de l’ambassadeur du
Brésil en Suisse, quelques axes de son travail. Gouverner une ville n’est
pas l’affaire d’un parti ou d’une élite mais des habitants, insiste-t-il.
Des conseils locaux chargés de problèmes comme l’éducation, la santé, la
circulation, les transports ou le logement ont leur mot à dire dans l’élaboration des budgets. La priorité des investissements va aux projets favorisant l’autosuffisance. L’administration cherche à travailler en partenariat avec les organisations non-gouvernementales, les mouvements, les Eglises ou les entrepreneurs.
Le soutien de Caritas aux ramasseurs de papier s’inscrit dans cette logique L’aspect écologique lié à une meilleure récupération des déchets se
conjugue avec l’aspect social. Les ouvriers en disposant de leurs propres
locaux et de leurs propres véhicules ont pu doubler leurs revenus. Un programme conjoint de relogement auquel ils ont été associés a permis à 60%
d’entre eux de disposer d’appartements décents… pas peu si l’on songe
qu’ils vivaient autrefois dans des cartons. (apic/mp)
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