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Bâle: les cantons veulent connaître le nom du nouvel évêque (071195)
Lettre au Département des Affaires étrangères
Berne/Soleure, 7 novembre(APIC) La Conférence diocésaine de Bâle, qui
regroupe les 10 cantons suisses formant le diocèse, inquiète du retard de
la publication du nom du nouvel évêque de Bâle, entend utiliser la voie diplomatique pour faire pression sur les autorités du Vatican. Elle vient
d’adresser une lettre au Département fédéral des Affaires étrangères (DFAE)
pour le prier d’intervenir officiellement auprès du Saint-Siège.
Le DFAE a reçu cette lettre lundi. Il va étudier dans des délais ordinaires la réponse à donner à la Conférence diocésaine, commente laconiquement à Berne Jean-Philippe Tissières, porte-parole du Département. « Nous
suivons aussi la question dans le cadre des relations d’Etat à Etat avec le
Vatican, qui sont excellentes et dans le cadre d’un dialogue qui ne se limite pas à des demandes d’intervention d’un canton ou d’un autre », a-t-il
déclaré à l’APIC.
L’initiative de cette démarche est venue du canton de Soleure, siège de
la Conférence diocésaine. Le message demande que la confirmation par Rome
de l’élection du nouvel évêque de Bâle – qui s’est déroulée le 21 août soit obtenue dans les plus brefs délais; ou à défaut que le Vatican indique
les raisons de ce retard, souligne Konrad Schwaller, secrétaire de cet organe qui représente les dix cantons diocésains liés par concordat avec le
Vatican. « Nous nous sommes engagés sur la voie diplomatique par l’intermédiaire du DFAE et nous espérons que cette démarche aura ainsi plus de
poids, poursuit-il. La voie ecclésiale a bien sûr été aussi empruntée. Mgr
Joseph Candolfi, administrateur diocésain, a participé le 29 octobre aux
béatifications à Rome. Il s’est renseigné sur l’avancement de la procédure,
mais il est revenu sans information supplémentaire. Au moment où nous avons
pris connaissance de cette situation, nous avons mis en route cette demande », précise Konrad Schwaller.
Le nonce apostolique dans un communiqué du 25 octobre a indiqué les raisons de ce retard: longueur du processus d’information (un mois), lenteur
du courrier diplomatique (11 jours au lieu de 2), voyages du pape en Afrique et aux Etats-Unis. « Cela signifie cependant que le dossier complet est
parvenu à Rome au plus tard au début d’octobre. Aujourd’hui nous sommes
presque à mi-novembre et nous n’avons pas de réponse », s’étonne Konrad
Schwaller. « Toutes sortes de spéculations vont bon train, c’est précisément
ce à quoi nous voulons mettre fin ».
Du côté de la nonciature à Berne, on a appris par la presse l’existence
de cette lettre et on ne dispose pas d’information supplémentaire. (apiccom/mp)
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