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apic/Jérusalem/Patriarcat/Assassinat de Y. Rabin/ Début d’espoir de paix

Jérusalem:Le patriarche latin déplore l’assassinat de Rabin(061195)

Un acte terroriste contre la paix

Processus de paix: la communauté chrétienne attend

toujours des changements réels sur le terrain

Jérusalem, 6 novembre(APIC) Le patriarche latin de Jérusalem, au lendemain

de la mort du premier ministre israélien, s’est déclaré choqué par cet « acte terroriste ». Mgr Michel Sabbah a souligné dans un communiqué publié au

nom du patriarcat et de tous les membres de l’Assemblée des évêques catholiques de Terre Sainte, qu’Yitzhak Rabin a été assassiné « en raison de son

action courageuse pour la paix ».

Mgr Sabbah a présenté dimanche ses condoléances à la famille du premier

ministre israélien, au gouvernement et à tout le peuple d’Israël. Le patriarche espère que le peuple israélien saura rester uni afin de pouvoir

poursuivre la marche vers la paix totale et la coexistence pacifique avec

le peuple palestinien et tous les pays arabes de la région.

Dans les milieux chrétiens palestiniens, à Jérusalem et dans les territoires occupés, l’on espère que cet assassinat ne sera pas le point de départ d’un cycle de violences fratricides. Interrogé lundi par l’agence

APIC, le Père Ramzi, prêtre catholique au service du patriarcat latin de

Jérusalem, relève cependant que les effets concrets de la paix « signée sur

le papier » se font toujours attendre sur le terrain.

« Les chrétiens palestiniens sont comme tout le monde contre les actes

terroristes, d’où qu’ils viennent, que ce soit du côté palestinien ou du

côté israélien, car de tels actes sont contre nos convictions religieuses,

affirme le Père Ramzi; même si nous demandons nos droits comme Palestiniens, nous devons le faire sans violence ».

Chez les chrétiens de Jérusalem et de Terre Sainte, nombreux sont ceux

qui prient pour que le peuple israélien ne cède pas aux divisions et à la

vengeance sanglante. « Le fanatisme religieux, qu’il soit chrétien, musulman

ou juif, est pour nous très dangereux ».

Les effets de la paix, le Père Ramzi ne les voit pas encore concrètement

sur le terrain. « Rien n’a changé du côté de Ramallah ou de Bethléem; comme

prêtre catholique, pour venir à Jérusalem, j’ai encore besoin d’un permis

militaire, qui n’est de loin pas octroyé à tout le monde. Aujourd’hui, comme les territoires sont fermés, même comme prêtre catholique, je ne peux

pas me rendre à Bethléem! ».

« Yitzhak Rabin, c’était mieux que rien, car on a au moins commencé quelque chose: ce n’est certes pas la vraie paix à laquelle nous aspirons,

c’est-à-dire avoir notre Etat palestinien, mais c’est tout de même un début

d’espoir! » (apic/be)

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