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apic/Synode Eglise vaudoise/EERV

Vaud: Synode de l’EERV sur fond d’Orchidée II et de conflits (011195)

Lausanne, 1er novembre(APIC) Le Conseil synodal de l’Eglise évangélique

réformée du canton de Vaud (EERV) a présenté mercredi à Lausanne les points

forts du Synode qui se tiendra en cette fin de semaine à Lausanne. La législature 1994/1998 sera résolument inscrite dans le cadre de la démarche

Orchidée II, imposée aux Eglises par l’Etat, de même qu’aux autres services

cantonaux. Si l’EERV a pu négocier avec le Conseil d’Etat une procédure

différente, elle devra bel et bien aboutir le 1er janvier 2001 à une réduction de 9% par rapport aux chiffres de 1995.

Pour déterminer de quelle manière les prestations ecclésiastiques

devront être réaménagées, le Conseil synodal souhaite une réflexion largement démocratique au sein de l’Eglise. Mais le Synode se tiendra également

sur fond de discordes, puisque les conflits entre certaines paroisses et

leur ministre seront dans les mémoires. Dans ce domaine, le Conseil synodal

a déploré que le blocage du dialogue aboutisse parfois à des procédures

lourdes et éprouvantes.

Jean-François Maire, président du Conseil synodal, a présenté mercredi à

la presse les grandes lignes des « axes de priorités » de l’exécutif de

l’Eglise vaudoise. Ceux-ci, répondant à une demande du Synode, ne devraient

pas constituer des « promesses trop rigides » mais fournir « des lignes directrices à suivre ». La première de ces lignes est évidemment indiquée par le

processus Orchidée II. « Il serait périlleux, dans ces circonstances, de tirer des plans sur la comète », a relevé M. Maire.

Le Conseil synodal souhaite également que l’Eglise apporte une réflexion

éthique et contribue ainsi au « recadrage du système des valeurs de notre

société ». Quant aux prévisions financières, malgré une situation économique

dominée par la morosité, elles devraient offrir une « vision dynamique ». Le

président J.-F. Maire se veut clairvoyant: « Nous devrons apprendre à renoncer à certaines choses… et peut-être à en créer d’autres ».

Pas de quoi crier à la richesse

Quant à M. Cruchaud, trésorier de l’EERV, il a souligné que la somme de

35 millions, qui correspond à la part versée par l’Etat à l’Eglise, ne représente que 0,8% du total des encaissements cantonaux, ce qui place l’EERV

au 22e rang des Eglises cantonales.

Dans son prochain Courrier mensuel, le Conseil synodal livrera une longue information concernant les conflits relationnels apparus ça et là dans

l’EERV. A propos de l’attitude du Conseil synodal dans le cas de Mme Rossel

à la Tour-de-Peilz, le président du Conseil a relèvé: « Quand il y a de la

mauvaise volonté, aucune procédure ne parvient à résoudre les problèmes. »

C’est ce qui a amené le Conseil synodal, avec la Commission de consécration

– après avoir entendu la pasteur Françoise Rossel, son avocat et 28 témoins

– à recourir aux articles 94 et 95 de la Loi ecclésiastique pour la première fois depuis leur adoption, il y a trente ans.

« Heureusement, ce genre de cas est rare dans notre Eglise », souligne le

Conseil synodal, qui dénombre actuellement une trentaine de situations conflictuelles, dont 5 ou 6 sont des « conflits ouverts ». « Ce sont hélas généralement des personnes avec qui nous avons déjà connu d’autres problèmes »,

a certifié le président J.-F. Maire. (apic/spp/pr)

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