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Suisse: La Commission «Femme dans l’Eglise» (221295)
répond à la lettre de Jean Paul II aux femmes
Des actes, pas seulement des paroles
Fribourg, 22décembre(APIC) La Commission suisse «La femme dans l’Eglise»
(CFE) attend de la hiérarchie catholique des démarches concrètes pour améliorer le statut des femmes dans l’Eglise. Dans une lettre adressée
récemment à la Conférence des évêques suisses, la Commission demande une
discussion ouverte sur la question du diaconat féminin. Les femmes souhaitent aussi une meilleure reconnaissance de leur activité en Eglise.
Le message, dont le contenu a été discuté lors de la dernière assemblée
de la CFE le 1er décembre, répond en fait à la lettre de Jean Paul II aux
femmes de juin dernier. La Commission de la Conférence des évêques suisses
se réjouit des mots bienveillants du pape. Mais le fait que Jean Paul II
s’adresse à chaque femme en tenant un discours unique provoque des difficultés de compréhension, car cela ne correspond pas à la revalorisation
souhaitée par les femmes. Le pape doit parler aux femmes – mais aussi aux
hommes – de telle sorte qu’elles comprennent ses paroles et puissent les
adpater à leur situation, souligne la lettre.
A propos du thème «Femme et Mère», la CFE revient aux relations
sexuelles forcées et aux grossesses non-désirées. «Nous sommes parfaitement
conscientes de l’expérience unique et du don de la maternité, mais nous
connaissons aussi la pauvreté grandissante des femmes liée à la maternité
dans de nombreux endroits du monde».
Ces faits influencent fondamentalement la problématique de l’avortement.
Il apparaît que très peu de femmes font la démarche d’un avortement par légéreté ou sans détresse matérielle ou morale, note la Commission. Le fait
que le pape cite la responsabilité du père dans l’avortement est réjouissant. Le pape devrait également publier dans ce sens une lettre aux hommes,
suggère la CFE.
La Commission souhaite en outre que l’Eglise ne se contente pas de belles paroles mais accorde plus d’aide pastorale dans le domaine du contrôle
des naissances. La lettre de la CFE souligne également que les droits de
l’homme sont aussi les droits de la femme.
La lettre conclut en souhaitant que l’on réfléchisse au «changement des
rôles». La femme est toujours réduite à un rôle déterminé et ainsi tenue à
l’écart du ministère ordonné. Il s’agit aussi de se pencher sur la décision
de Jésus de confier le sacerdoce uniquement à des hommes. Ce qui ne se justifie pas clairement sur le plan théologique. (apic/com/mp)
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