decembre 1995, l’information publiee dans le quotidien francais Le Figaro

Mgr Jacques Gaillot recu en audience privee par Jean-Paul II le jeudi 21

du 19 decembre 1995 a ete confirmee le meme jour, a 14 : 00, par le

directeur de la salle de presse du Saint-Siege, sans aucun autre

commentaire.

Ce quotidien rappelle que le 12 janvier dernier, le Cardinal Gantin avait

transmi a l’eveque d’Evreux «la demande du Pape de le voir renoncer a son

poste», demande refuse par l’interresse, qui avait conduit le Pape – alors

en voyage a Manille (Philippines) – a le demettre de ses fonctions le 13

janvier 1995.

Le 3 mars suivant, le president de la conference episcopale francaise, Mgr

Joseph Duval, avait ete recu par Jean-Paul II pour analyser les

consequences de cette affaire. A l’issue de cette audience, Mgr Duval avait

annonce que «le Pape recevrait Mgr Gaillot». Le journal precise qúune

seconde rencontre entre le president de la conference episcopale francaise

et Jean-Paul II, est intervenue le 4 decembre dernier, supposant que «la

visite de Mgr Gaillot chez le Pape» etait a l’ordre du jour.

?Le Figaro pose ensuite trois questions autour de l’entretien de Jeudi

prochain. La premiere concerne «le principe meme» d’une telle rencontre.

Selon «un eveque» cite par ce quotidien, «le Saint-Pere, ne peut pas ne pas

recevoir Mgr Gaillot. Si sa porte est constamment ouverte a toute

personnalite politique ou meme mediatique, a fortiori doit-elle l’etre a un

eveque. Un eveque l’est toujours , meme sans diocese.» Le journal ajoute :

«il s’agit donc d’un geste parternel, Jean-Paul II avait du reste recu

Jacques Gaillot, frere dans l’episcopat, dans le meme esprit en mars 1992,

quand a l’epoque, son cas etait pose dans l’episcopat francais».

?Le Figaro pose une seconde question : «pourquoi avoir tant tarde ?»

Reponse proposee : «l’eveque sait (…) que nombre de questions qúil a

posees ont ete entendues par de nombreux chretiens ou non-chretiens en

France, et ailleurs. Elles ne sont nullement etrangeres (…) aux

recherches menees par l’episcopat et par des mouvements d’annee en annee.

Tres informe et connaissant parfaitement la realite, Jean-Paul II peut etre

sensible a ces aspects personnels du probleme. Il aura en meme temps et

surtout note la coherence et la droiture de la conference des Eveques qui,

sous la direction de son president, a su maintenir le cap, qui est de viser

a la verite sans blesser la charite».

?Derniere question posee par l’article signe par Joseph Vandrisse

correspondant permanent du Figaro au Vatican, et Elie Marechal, est de

savoir s’il y a des «precedents», avec cette remarque : «la singularite du

cas de Mgr Gaillot reside en ce fait que lui, a decide de ne pas

demissionner. La France n’avait pas connu le cas depuis le Concordat de

1802 ! Quant au fait pour le Pape de recevoir des eveques demissionnaires

et demissiones, les exemples ne manquent pas.» Enfin, l’article se termine

par une interrogation sur la teneur possible de l’entretien de jeudi : «Il

faut faire confiance au charisme de Jean-Paul II et – on peut l’esperer – a

la volonte d’apaisement de Jacques Gaillot auquel deja les eveques francais

ont fait des propositions de poste. Cette rencontre est egalement un

prealable necessaire a la nomination prochaine, par le Pape, du nouveau

Pasteur que le diocese d’Evreux attend.»

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