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apic/Fête de Noël/ 25 décembre

Religion: Plus d’un milliard de chrétiens s’apprêtent à fêter Noël (191295)

Noël, Natale, ou la fête de la naissance de Jésus

Fribourg, 19décembre(APIC) Plus d’un milliard de chrétiens s’apprêtent à

fêter la naissance du Christ le 25 décembre: environ 950 millions de catholiques, plus de 300 millions de protestants , 200 millions d’orthodoxes – à

l’exception des Eglises de Jérusalem, de Russie, de Géorgie et de Serbie

qui, adoptant le calendrier Julien, ne fêtent Noël que le 7 janvier -, et

70 millions d’Anglicans.

La fête de Noël est la célébration de la naissance de Jésus-Christ, fils

de Dieu, venu parmi les hommes pour leur dire l’Amour de Dieu et leur apporter le Salut accompli dans sa mort et sa résurrection.

Depuis le IVe siècle, la naissance de Jésus-Christ est célébrée le 25

décembre. La date du 25 décembre était à l’époque romaine celle de la fête

païenne du solstice d’hiver appelée «naissance» (en latin Natale) du soleil. Celui-ci semble en effet reprendre vie lorsque les jours s’allongent.

A Rome, l’Eglise a adopté cette coutume populaire d’origine orientale,

qui venait de s’imposer dans le calendrier civil, en lui donnant un sens

nouveau: celui du «Natale» du Sauveur, que la Bible désigne comme le «Soleil de justice» et la «Lumière du monde» que les ténèbres n’ont pu vaincre

et qui illumine tout homme.

Crèches et chants de Noël

Saint François d’Assise a été le premier à avoir l’idée, en 1223, de célébrer Noël avec un tableau vivant de personnages et d’animaux, mais sans

représentation de Jésus, Marie et Joseph. Avec le XVe siècle apparaissent

en Italie les crèches permanentes dans les églises.

Entendu comme pièce vocale avec ou sans refrain, le Noël relève d’une

forte tradition musico-littéraire. Son origine serait à rechercher dans les

drames liturgiques du Moyen-Age appartenant au cycle de Noël et aux mystères qui leur firent suite au XVe siècle. Au XVIe siècle, un nombre important de compositions verront le jour, dues à des poètes parisiens ou provinciaux qui plaçaient des paroles sur des airs existants.

Le Noël connaîtra aux XVIIe et XVIIIe siècles un développement musical

important: Marc-Antoine Charpentier (Messe de Minuit), Richard Delalande

(Symphonies de Noël) en sont deux bons exemples. On verra surtout se développer les Noëls pour orgue.

Le XIXe siècle sera lui aussi fécond: les Noëls «Il est né le divin Enfant», «Les anges dans nos campagnes», ont été écrits dans la première moitié du siècle dernier. Noël sans ces deux chants serait-il encore Noël?

L’arbre de Noël

L’arbre de Noël remonterait au XIe siècle. L’un des mystères, c’est-àdire les théâtres religieux donnés dans les églises ou sur leurs porches,

connaissait un grand succès durant la période de l’Avent. Il évoquait

l’histoire d’Adam et d’Eve, le péché et leur expulsion du paradis, pour se

terminer sur la promesse du Sauveur à venir, dont on allait fêter la naissance à Noël. Le paradis terrestre était alors représenté par un arbre

chargé de fruits et placé au centre de la scène. Après la disparition des

mystères, l’arbre resta au parvis des églises. Il reprenait d’ailleurs un

symbolisme plus ancien et bien connu dans la Bible l’associant au cosmos et

au cycle de la vie.

L’arbre de Noël proprement dit apparaît en Alsace au XVIe siècle. Au

siècle suivant, on prend l’habitude de l’illuminer de bougies. Au XIXe siècle, il se répand en Europe du nord. En 1912, la ville de Boston aux EtatsUnis a l’idée de dresser sur les places publiques des arbres de Noël illuminés. L’initiative connaît un grand succès et est reprise à travers tous

les pays de tradition chrétienne et même au-delà. (apic/com/mp)

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