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Vaud: Le Centre social protestant s’oppose (071295)
au projet de Revenu minimum de réinsertion
Lausanne, 7décembre(APIC) Le Centre social protestant vaudois (CSP) est
fermenent opposé au projet de Revenu minimum de réinsertion (RMR) déposé le
14 novembre dernier par le Conseiller d’Etat Charles Favre, et qui sera
soumis au Grand Conseil vaudois dans le courant du mois de décembre. Il l’a
fait savoir au Chef du Département de la Prévoyance sociale et des assurances (DPSA).
Fort de son expérience au quotidien, en tant que centre social venant
gratuitement en aide aux personnes en difficulté (10 000 consultations par
an), le CSP juge que le projet de RMR, dans sa forme actuelle, risque d’aggraver encore la situation de personnes déjà précarisées par le chômage de
longue durée, plutôt que de l’améliorer. «En plus de la baisse des prestations, ce projet contribuerait à augmenter l’exclusion sociale en transformant l’aide cantonale aux chômeurs en quasi-assistance publique», déclare
le CSP.
La réinsertion ne peut être obtenue par la création d’une sous-catégorie
de chômeurs dits «inaptes au placement». Ni par la culpabilisation liée au
principe de la contre-prestation obligatoire. Autant d’aspects qui font reculer le droit à la dignité des personnes, et qui ne peuvent relever d’un
souci de solidarité et d’équité.
Pour le CSP, les coûts sociaux et humains engendrés par le chômage et le
sous-emploi n’ont pas été considérés à leur juste mesure et seuls les coûts
budgétaires ont fait l’objet d’une réflexion approfondie. Le projet de RMR
présenté par le DPSA «ne satisfait en fin de compte qu’ une stricte finalité d’économie budgétaire, au détriment des personnes les plus fragilisées,
les chomeurs en fin de droit.»
«Partant du constat que le système économique de notre société s’avère à
présent incapable de fournir un emploi rémunéré à toutes et à tous, le devoir de solidarité impose de s’interroger sur la manière d’indemniser les
personnes sans emploi», affirme le Centre social protestant.
Le Centre social attend du gouvernement vaudois qu’il renonce à présenter ce projet sous sa forme actuelle. Il n’est en effet pas possible de réduire les exigences et la complexité de la nouvelle situation sociale à des
économies budgétaires à court terme. (apic/spp/mp)
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