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apic/Deux Nouvelles

?Michel Camdessus, directeur general du Fonds Monetaire International

(FMI), dans une conference donnee, le 30 novembre 1995 a Rome, dans le

cadre de l’Institut Jacques Maritain, organisateur d’un congres sur «le

futur de l’economie» ne voit pas de «strategie alternative» a «la rigueur

et a la discipline des reformes structurelles» pour parvenir a «une

humanisation de l’economie».

?Il note egalement que l’interdependance entre les pays en voie de

develloppement et les pays industrialises, n’a jamais ete aussi importante

: en dix ans, les investissements des pays du nord vers les pays du sud

sont passes de 9 a 105 milliards de dollars par an, alors que les aides

publiques annuelles, pour ces pays, avoisinent les 50 milliards par an.

?Si, observe ce responsable, la «bonne evolution» des pays en voie de

developpement a permis a l’economie generale de se maintenir pendant la

derniere recession (1991-1992), il faut reconnaitre, ajoute Michel

Camdessus que les investisseurs du nord «semblent privilegier les Etats qui

donnent l’impression de pouvoir avancer par leur propre force alors que les

autres sont abandonnes a leur propre destin.»

?Prenant a son tour la parole, le Cardinal Roger Etchegaray, a estime que

l’Eglise doit, compte tenu de ces evolutions, revoir son approche du monde

de l’economie. «Ce qui manque a l’Eglise a-t-il lance, n’est pas la voix

mais les jambes». Il a alors rendu un hommage particulier «au courage de la

cohorte obscure des eveques qui, dans les pays les plus pauvres, prennent

la parole pour denoncer les injustices economiques.»

?L’institut Jacques Maritain, a profite de ce congres pour presenter un

«repertoire bibliographique» qui tient en reference environ 1500 documents

episcopaux sur les themes de l’economie».

?»Aujourd’hui, la theologie de la liberation est peut-etre plus tranquille

mais elle continue son oeuvre» affirme Mgr Vicente Joaquim Zico, 68 ans,

eveque de Belem au Bresil, interviewe dans le quotidien catholique

Avvenire, du 1er decembre 1995. Il precise : «on parle plus de Boff chez

vous que chez nous. Une de ses recentes interviews dans une revue

bresilienne a suscite plus de reactions contraires que favorables. Je pense

que cela vient du fait que l’analyse sociologique marxiste appliquee par le

passe par certains theologiens a suscite plus de conflits que d’approches

positives»

?Constatant que l’Eglise du Bresil souffre de la trop «grande precarite» de

la formation de ses fideles, «leger vernis» du a «une catechese qui a

toujours ete superficielle et emotive, et qui a suscite peu de vocations»,

Mgr Zico considere que l’Eglise du Bresil n’est plus affectee par la

division entre eveques conservateurs et progressistes qúil a connue il y a

encore cinq ans : «aujourd’hui, au contraire, nous avons retrouve une plus

grande unite (…) et il ne me semble pas que nous soyons une Eglise en

crise».

?L’eveque note que «la croissance des communautes de base, s’est stabilisee

aux alentours de 100 000 unites et que l’on observe une certaine froideur

des fideles a leur encontre. Ce qui est paradoxal, ajoute-t-il, car les

eveques qui etait autrefois mefiants vis-a-vis des communautes de base,

veulent maintenant les revaloriser et defendre l’experience qui est tres

positive sur le plan pastoral».

?Des eveques qui font egalement evoluer leurs objectifs pastoraux vers de

«nouveaus defis» : «le dialogue avec la modernite et la post-modernite,

l’influence sur la condition ouvriere, dans les universites et les

megapoles, les sectes» (…) «sans naturellement oublier les urgences de la

pauvrete qui deferle de facon dramatique».

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