«Personne ne veut d’un mur de Jérusalem» ENI-96-0023çF

Jérusalem, le 26 janvier (ENIçMartin Bailey) – Un membre important du

parlement israélien (Knesset) s’est associé aux vues de deux Palestiniens

influents pour affirmer qúune ville de «Jérusalem non divisée» pourrait

servir de capitale à Israe»l et à la Palestine.

David Zucker, qui préside la commission juridique de la Knesset, a en effet

déclaré, lors d’un colloque, tenu du 22 au 27 janvier à Jérusalem, qúun

compromis sur l’avenir de la ville pourrait être atteint si Israéliens et

Palestiniens avaient une approche plus pragmatique et cherchaient

patiemment à trouver une solution. (Les négociateurs de paix israéliens et

palestiniens vont débattre de l’avenir de Jérusalem en mai).

Pour David Zucker, «les deux parties ont besoin l’une de l’autre» et

Jérusalem a besoin des deux communautés.

Mais il ne s’agit pas de tracer une ligne qui divise la ville, comme cela

avait été fait avant 1967, a mis en garde le parlementaire israélien, pour

qui Jérusalem pourrait «sans nul doute servir les deux populations comme

centre de leur entités spirituelles et nationales».

Cette vue est partagée par Sari Nusseibeh, président musulman de

l’Université Al Quds, et Afif Safieh, envoyé palestinien auprès du

Saint-Siège et délégué général palestinien (ambassadeur) au Royaume-Uni.

«Personne ne veut d’un mur de Jérusalem», ont-ils reconnu.

Afif Safieh, qui est né dans ce qui est aujourd’hui Jérusalem-Ouest (zone

israélienne), doit avoir une autorisation «chaque fois que je vais chez

moi». Selon lui, les négociations «ne peuvent probablement pas s’engager

sérieusement avant la tenue des élections israéliennes et la formation d’un

gouvernement de coalition», ce qui devrait arriver dans le courant de

l’année.

Sari Nusseibeh, tout en approuvant les négociations de paix, s’attend à ce

que «la réalité sur le terrain» – c’est-à-dire les vastes implantations

israéliennes sur les terres arabes confisquées – entra#ne des injustices. A

moins que ces injustices ne soient abordées et traitées dans les accords

finaux, elles pourraient conduire à la longue à un «bouleversement total»

de la vie de la ville.

Le colloque international sur «la signification de Jérusalem pour les

chrétiens, et des chrétiens pour Jérusalem» a réuni plus de 150

participants du monde entier, et un nombre similaire de Palestiniens

d’Israe»l, de Cisjordanie et de Gaza. (384 mots)

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