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Rome Le pape commente «Nostra Aetate» lors de l’Angélus
Une déclaration qui a tracé le chemin pour le rapport
entre les chrétiens et les croyants d’autres religions (140196)
Rome, 14janvier(APIC) Les haines, les persécutions et les manifestations
d’antisémitisme doivent être condamnées. Commentant la déclaration conciliaire «Nostra Aetate», le pape a relevé combien cette dernière avait tracé
le chemin pour le rapport entre les chrétiens et les croyants d’autres religions.
«Il ne peut pas ne pas susciter une grande douleur, le souvenir des tensions qui ont tant de fois marqué les rapports entre les chrétiens et les
juifs», a déclaré dimanche à l’Angélus le pape Jean-Paul II, où il a commenté la Déclaration conciliaire «Nostra Aetate» pour les rapports de
l’Eglise avec les religions non-chrétiennes.
Le 17 janvier, et cela depuis six ans maintenant, la Conférence épiscopale italienne célèbre la «Journée du judaïsme», au seuil de la Semaine de
prière pour l’unité des chrétiens. Les déclarations du Concile s’implantent
ainsi peu à peu dans les mentalités, au-delà du cercle des «spécialistes»
du dialogue interreligieux, estime-t-on à Rome.
Le Pape a insisté sur la relation «particulièrement intime» des chrétiens avec leurs «frères» juifs. C’est pourquoi, «nous faisons nôtre aujourd’hui encore, a-t-il souligné, la voix du Concile qui a déploré avec
fermeté les haines, les persécutions et toutes les manifestations d’antisemitisme qui, quels que soient leurs époques et leurs auteurs, ont été dirigées contre les juifs».
Le pape a encore relevé que cette déclaration avait «tracé le chemin
pour le rapport entre les chrétiens et les croyants d’autres religions, à
l’enseigne de l’estime réciproque, du dialogue et de la collaboration pour
le bien authentique de l’homme». Dieu est «le fondement solide de la fraternité humaine». Tous les peuples, dit le Concile forment une «seule communaute».
Les catholiques, a poursuivi Jean Paul II, ne rejettent rien de ce qui
est «vrai et saint» dans les autres religions, indhouisme, bouddhisme, islam, et les religions traditionnelles qui cherchent à vivre à «l’écoute de
Dieu». Cela ne signifie cependant ni «relativisme» ni «concessions» faites
à la verité. L’Eglise continue d’annoncer «seulement le Christ, Fils du
Dieu Incarné, qui est ’la chemin, la vérite, et la vie.» Car «c’est seulement en lui que les hommes trouvent la plénitude de la vie religieuse».
Le Pape a conclu en exprimant ses voeux pour que «les hommes de toutes
les croyances apprennent à se connaître, à s’estimer, à collaborer, pour
construire ensemble, selon le dessein de Dieu, la paix et la fraternité
universelle». (apic/imed/pr)
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