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Turquie: Un chrétien canadien expulsé pour avoir distribué des Bibles
Après trois jours de prison (140196)
Istanbul, 11janvier(APIC) En décembre dernier, Un homme d’affaires canadien qui avait distribué des exemplaires du Nouveau Testament dans une gare
de la banlieue d’Istanbul, a été détenu pendant trois jours avant d’être
expuls, révèle l’Association «Droits de l’Homme sans Frontières», à Bruxelles. L’affaire remonte au mois de décembre dernier. L’organisation bruxelloise ne donne aucune indication sur le nom et les affaires de ce Canadien.
Officiellement, c’est l’expiration de son visa de visiteur qui a justifié
cette mesure.
L’homme d’affaires a distribué des Bibles «juste pour voir ce qui se
passerait». Il a été fixé rapidement, quand il a été éjecté du quai par des
policiers en civil.
D’après son interprète, l’homme d’affaires aurait dû être en possession
d’une autorisation. La police s’est en outre aperçue que son visa était périmé avant que la procédure d’obtention d’un permis de séjour ait abouti.
Ce qui lui a valu d’être frappé d’une amende et d’une mesure d’expulsion.
Selon des résidents étrangers en Turquie, les expatriés se trouvent
souvent confrontés à un problème de visa arrivé à expiration parce que, en
raison d’une procédure extrêmement longue et compliquée, ils n’ont pas obtenu à temps leur permis de résidence et de travail. Habituellement, de petites amendes leur sont infligées, mais une mesure d’expulsion est rare et
exceptionnelle.
«Droits de l’Homme sans Frontières» rapproche cette affaire de l’arrestation et de l’expulsion en octobre dernier de quatre touristes étrangers
qui avaient distribué sans autorisation de la «propagande chrétienne» à
Istanbul. Dans ce cas, trois ressortissants américains et une citoyenne
sud-africaine avaient distribué des invitations à un concert chrétien.
Détenus illégalement au mépris d’une ordonnance judiciaire de libération, ces quatre étrangers ont été déclarés «coupables d’avoir distribué de
la propagande» et ont été expulsés «conformément aux règlements en vigueur
en Turquie», alors qu’aucune loi spécifique ne semble réprimer ce genre
d’activité, affirme «Droits de l’Homme sans Frontières».
L’association ajoute que l’homme d’affaires canadien n’a jamais été informé des charges spécifiques retenues contre lui et qu’il n’a jamais vu
d’avocat. Toutefois, il n’aurait subi aucun mauvais traitement. Selon certains observateurs, il ne s’agit pas d’un cas flagrant de persécution religieuse, précise «Droits de l’Homme sans Frontières», mais, «dans la pratique il semble que l’ordre quasi officiel d’expulser des étrangers peut être
appliqué sans distinction pour n’importe quelle raison». (apic/pr)
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