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apic/Israel/ Religion et Etat

Israël: Pour une séparation de la religion et de l’Etat (050196)

La jurisprudence juive devenue inacceptable

Fribourg en Brisgau, 5janvier(APIC) Le système archaïque de la loi rabbinique est intolérable dans une démocratie moderne, dénonce le philosophe

des religions juif Shalom Ben-Chorin. Pour lui, une séparation plus claire

de l’Etat et de la religion en Israël est nécessaire, car la coexistence

actuelle de deux systèmes juridiques entrave souvent la vie du citoyen

israélien de manière insupportable.

Dans un article de la revue «Freiburger Rundbrief», le professeur de Jérusalem dénonce la concurrence entre la juridiction de la Cour suprême israélienne et celle des tribunaux rabbiniques, de plus tenue secrète. Le

problème est particulièrement aigu en ce qui concerne l’identité juive des

immigrants. Israël doit se protéger de la surpopulation étrangère sans tomber dans le racisme. L’établissement de l’identité juive de nombreux immigrants de l’ex-URSS, d’Ethiopie ou d’autres pays «exotiques» devient toujours plus difficile. A un point tel que les juifs ont en quelque sorte

«retourné» les lois raciales de Nuremberg à l’époque nazie. Ainsi aujourd’hui pour entrer en Israël il faut avoir une grand-mère juive ou au

moins un grand-père juif. La loi du retour ne contient pas de définition

claire et devrait être reformulée, estime S. Ben-Chorin.

Un grand nombre d’autres prescriptions du Rabbinat ne sont pas compatibles avec la démocratie israélienne actuelle. Pour le philosophe, elles appartiennent à l’antiquité hébraïque.

Ainsi il existe au Rabbinat de Jérusalem une liste ultra-secrète de 4 à

10’000 personnes considérées comme des «bâtards» et donc «inaptes au mariage». Cette «incapacité de mariage» peut tomber comme la foudre sur des couples venus se faire enregistrer pour un mariage. Les enfants nés d’une

union interdite ou conçu après le divorce de leur mère sont eux aussi

«inaptes au mariage».

Le problème se pose aussi pour les descendants des rescapés de l’holocauste. Une femme dont la mort du mari n’est pas attestée par deux témoins

crédibles ne peut pas, selon les préceptes rabbiniques, se remarier légitimement. Pour les juifs morts dans les camps de concentration, il est pratiquement impossible de trouver ces témoins. Les enfants nés d’un second mariage de la femme sont donc considérés comme des «bâtards». (apic/kna/mp)

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