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Soleure: les délégués de la Conférence diocésaine ont rencontré la Curie
Pas de ’diktat’ de Rome
Rome/Soleure, 9janvier(APIC) «Rome souhaite le dialogue et n’a pas voulu
’baîllonner’ le diocèse de Bâle. Mais le Vatican a été très impressionné
par les événements liés à la démission de Mgr Vogel», a indiqué mardi à
l’APIC Konrad Schwaller.
Le chancelier d’Etat de Soleure et membre de la Conférence diocésaine
s’est déclaré favorablement impressionné à l’issue la de rencontre dimanche
à Rome avec Mgr Jean-Louis Tauran, «ministre des Affaires étrangères du Vatican» et Mgr Jean-Claude Périsset, conseiller de nontiature d’origine
fribourgeoise.
Les représentants de la Conférence diocésaine qui s’étaient rendus à Rome pour l’ordination du nouvel évêque de Bâle ont été reçus à la curie pour
discuter notamment du Concordat qui lie le Saint-Siège et les dix cantons
du diocèse. «Il s’agit d’une règle de droit international à laquelle on
doit se tenir et nous avons eu l’impression que Rome le veut aussi», précise K. Schwaller.
La délégation qui comprenait également le Conseiller d’Etat soleurois
Peter Hänggi, l’ancien président de la Conférence diocésaine Fritz Schneider et le secrétaire Anton Strähl a voulu savoir en outre les raisons du
retard de la confirmation par Rome de l’élection du nouvel évêque survenue
le 21 auôt. «Nous n’avons pas eu l’impression que Rome avait voulu par là
rendre le Concordat ’illusoire’ ni ’bâillonner’ le diocèse de Bâle». Pour
le chancelier soleurois, le Vatican a été très impressionné par l’affaire
de la démission de Mgr Vogel et a voulu éviter que cela puisse se
reproduire. C’est pourquoi la curie a accordé une grande importance au
processus d’information. Le retard s’explique aussi par le fait que Mgr
Koch est un théologien qui a beaucoup écrit et que son opinion est très
’pointue’.
La délégation a cependant fait remarquer qu’une si longue attente peut
conduire à l’inquiétude. «Nous avons tenté de sensibiliser nos interlocuteurs à la spécificité de la situation suisse marquée par sa conscience démocratique».
De même le voeu du pape de voir Mgr Koch ordonné évêque à Rome ne doit
pas être interprété comme un ’diktat’, ainsi que Mgr Tauran l’a souligné.
«Si Kurt Koch n’avait pas accepté cette demande, sa décision aurait été
respectée par le Vatican. Mais il aurait alors fermé une porte. Ce qu’il
n’a pas voulu faire. Kurt Koch entendait montrer à Rome sa disponiblité au
dialogue.»
Konrad Schwaller souligne encore la valeur de la rencontre directe, dans
laquelle on peut se connaître: «Il n’y a rien de mieux qu’être en dialogue
et de le rester.» (apic/gbr/mp)
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