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apic/Cinedia/20 ans

Romandie:Cinédia a soufflé 20 bougies

Deux décennies d’engagement au service de l’image et de l’homme (110296)

Villars-sur-Glâne, 11février(APIC) Cinédia a fêté les 9 et 10 février son

20e anniversaire au Centre diocésain à Villars-sur-Glâne par deux journées

« portes ouvertes ». Samedi, une centaine d’invités se sont rassemblés dans

les mêmes locaux pour évoquer l’histoire et la trajectoire de cet organisme

d’Eglise dans le monde du cinéma et de l’audivisuel.

En présence de Mgr Amédée Grab, évêque de Lausanne, Genève et Fribourg,

de Georges Carpentier. directeur de l’ACNAV (Association catéchétique nationale de l’audivisuel – Paris), le pendant français de Cinédia, de représentants des centres catéchétiques romands et de spécialistes des milieux

de l’audio, le responsable de Cinédia, Yvan Stern, a retracé l’histoire de

cet organisme sous ses différentes appelations. Organisme qui a toujours

prôné la mise en valeur d’un cinéma de qualité.

Spécialisé dans la distribution de films 16 mm et de cassettes vidéo,

ainsi que dans la production de cassettes vidéos originales, le centre audiovisuel de Villars-sur-Glâne a pour but de promouvoir l’utilisation de

l’image, du film, de l’audiovisuel avec, en arrière-plan, une certaine idée

de l’homme et de son devenir.

Yvan Stern a encore évoqué « Ciné-Feuilles », le bimensuel édité par Cinédia en collaboration avec l’Office protestant du cinéma, qui présente et

commente les films projetés dans les salles obscures de Suisse romande. La

réputation de « Ciné-Feuilles » – la revue en est à son 300e numéro – a du

reste largement dépassé les frontières de la Suisse. Quant à Françoise Petremand, présidente de l’Association Cinédia, elle a mis l’accent sur la

collaboration et l’esprit oecuménique de Cinédia.

Deux autres interventions ont marqué la matinée de samedi, celle du directeur de l’ACNAV, qui a mis en relief le même projet que partagent les

deux organismes français et romand à savoir que le monde de l’audiovisuel

ne saurait être étranger aux convictions chrétiennes. Un avis partagé en

conclusion par Mgr Grab, qui a rendu hommage aux personnes engagées dans

l’annonce de l’Evangile par le biais de la technique de l’image. Convaincues qu’elles sont, ces personnes, que l’annonce de l’Evangile ne peut faire

abstraction de l’image. « Ces chrétiens, a-t-il assuré, nous ouvrent les

voies de l’avenir ». En se battant pour un cinéma de qualité, à une époque

où la TV et le marché du film dans le monde est loin de remplir ce rôle.

Bien loin même. (apic/pr)

ENCADRE

Deux décennies d’histoire

Ces deux décennies d’engagement au service de l’image en Romandie se

basent sur la conviction que l’annonce de l’Evangile ne peut faire abstraction de l’image et de son langage. En corollaire, le monde de l’audiovisuel

et le cinéma ne peuvent être étrangers aux options et convictions chrétiennes.

Cet engagement n’est pas nouveau: aux récentes Journées cinématographiques de Soleure, le film « A propos de l’abbé Joye » rappelait le travail de

ce pionnier, jésuite originaire de Romont, contemporain des frères Lumière.

Il y a vingt ans, dans le sillage du Synode 72, le Synode des catholiques

suisses, quelques passionnés vont se réunir pour coordonner davantage leur

travail dans le secteur audiovisuel.

Suscitées par le Père Ambros Eichenberger, spécialiste reconnu du 7e art

et aujourd’hui président de la Commission catholique suisse du cinéma, des

rencontres eurent lieu dans l’arrière-salle de l’ancien Gambrinus à Fribourg, réunissant des passionnés du grand écran. Objectif:structurer les

efforts des catholiques dans le domaine du cinéma.

En 1976 démarrait donc à Fribourg une petite équipe de bénévoles qui

avait comme objectif de promouvoir, par la rédaction de fiches, les bons

films programmés dans les salles obscures et faire connaître ceux que diffusait en 16 mm Selecta-Film. C’est de cette équipe qu’est né l’Office catholique du cinéma, rattaché de longues années durant au Centre catholique

de radio et télévision (CCRT), alors sous la responsabilité de l’abbé André

Babel.

En février de la même année, à Genève, une autre équipe réunie autour de

l’abbé Léon Mauron fondait le SAD, le Service audiovisuel diocésain, qui

deviendra plus tard interdiocésain sous le nom de SIDAV. Cet organisme

avait pour but de fournir du matériel audiovisuel pour la pastorale dans

les diocèses de Suisse romande.

Le SIDAV et l’Office catholique du cinéma ont fusionné en automne 1990

pour donner naissance à Cinédia, qui a absorbé au passage Sélecta-Film et

Zoom (catalogue français) et repris Cortux Film à Fribourg. Il s’agissait

aussi d’intensifier le travail d’animation et de formation, toujours dans

une perspective oecuménique, en collaboration avec les organismes protestants actifs dans ce secteur.

Notons encore qu’il y a quinze ans, avec la collaboration de l’Office

protestant du cinéma, sortait le numéro 1 d’une de la revue « Ciné-Feuilles », la seule revue de cinéma indépendante des milieux de la publicité ou

de la distribution qui paraît régulièrement en Suisse romande. (apic/be/pr)

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