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Genève: Appel des Eglises aux contribuables chrétiens (050296)

Les recettes des Eglises sont en baisse

Genève, 5février(APIC) « N’oubliez pas la petite croix ». Tel est, en résumé, le message de la lettre commune adressée lundi par la commission conjointe des Eglises catholique-romaine, nationale protestante et catholiquechrétienne du canton de Genève à leurs membres. Un message d’actualité

quand on sait qu’en 1955, l’Eglise catholique-romaine, par exemple, a encaissé 1,1 million de francs de moins que l’année précédente. Une diminution qui frappe aussi les autres Eglises.

La lettre commune qui n’a aucune prétention « théologique », mais qui concerne tout simplement la déclaration d’impôt, sur laquelle les contribuables concernés sont invités à indiquer clairement leur appartenance confessionnelle.

Cette démarche n’a l’air de rien – une simple croix dans une case – mais

elle est d’une grande utilité pour les Eglises, expliquent les délégués de

la commission conjointe genevoise qui ont décidé d’alerter la population

sur la manière dont fonctionnent leurs finances. Une grande partie des contribuables, en effet, ignorent que les Eglises, à Genève, vivent sans aucun

soutien financier des collectivités publiques depuis la loi de 1907 sur la

séparation de l’Eglise et de l’Etat.

Contribution ecclésiastique facultative

Le fonctionnement des Eglises dépend donc essentiellement de la générosité des fidèles puisque, contrairement à la majorité des autres cantons

suisses, la contribution ecclésiastique y est facultative. « C’est uniquement un devoir moral », souligne Pierre Regad, secrétaire général de l’Eglise catholique-romaine genevoise. En précisant que sur les 115’000 foyers

catholiques du canton de Genève, il n’y en a que 15’000 environ qui paient

entièrement ou en partie leur contribution. Beaucoup d’entre eux renoncent

à payer par indifférence, tout en n’hésitant pas cependant à recourir aux

« services » de l’Eglise lors de baptêmes, de mariages ou d’enterrements.

D’autres ne savent pas tout simplement « comment ça marche », ignorant en

particulier, que le simple fait de ne pas indiquer leur appartenance confessionnelle sur leur déclaration empêche l’administration fiscale de calculer le montant de leur contribution ecclésiastique et de leur faire parvenir les bordereaux correspondants. Qu’ils seront, bien sûr, libres d’utiliser ou pas.

Sonnette d’alarme enclenchée

La commission conjointe tire ainsi la sonnette d’alarme, c’est que la

situation financière des Eglises est précaire. Les recettes des Eglises,

qui proviennent essentiellement de la contribution ecclésiastique, diminuent d’année en année déséquilibrant de plus en plus des budgets qui présentent régulièrement des déficits. Quand on sait que que près de 300 personnes – prêtres, pasteurs et laïcs – dépendent de cette contribution pour assurer leur ministère, il est temps effectivement de sensibiliser la population chrétienne genevoise à leur présence et à leur travail, sans lesquels

les Eglises ne pourraient tout simplement pas vivre. (apic/gth/ba)

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