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Jean Paul II dans l’avion qui l’emmenait lundi au Guatémala (050296)
La théologie de la libération, «idéologie marxisante», ne
représente plus un problème depuis la chute du communisme
Rome/Guatémala Ciudad, 5février(APIC) «La chute du communisme a entraîné
la chute de la théologie de la libération, une idéologie marxisante, qui ne
représente plus aujourd’hui un problème», a déclaré lundi Jean Paul II aux
journalistes dans l’avion qui l’emmenait au Guatémala. Restent pour le pape, qui entame sa 69e visite pastorale à l’étranger, d’autres problèmes en
Amérique latine comme celui de la justice, «non celle des idéologies, mais
celle de la vraie justice sociale».
La question de la justice sociale a été au coeur de la conférence de
presse que donne traditionnellement Jean Paul II dans l’avion qui l’emmenait lundi au Guatemala, où il devait arriver dans l’après-midi du 5
février. Le visage reposé, mais s’appuyant contre un siège, Jean Paul II a
rappelé que la justice sociale en Amérique centrale reste «un défi pour
tous et pour toute l’Eglise».
Soulignant le rôle que peut jouer la doctrine sociale de l’Eglise, il
l’a qualifiée pour la circonstance de «doctrine de la justice sociale». Devant les violences que continuent de connaître les différents pays du continent latino-américain, Jean Paul II a appelé la recherche de solutions
«démocratiques», c’est-à-dire «fondées sur les principes de la liberté et
de la justice, contrôlées par la société».
Peu informé de l’incident (attentat ou méprise?) qui a coûté la vie à
un jeune homme abattu dimanche par un garde du corps du président guatémaltèque Alvaro Arzu, le pape a déclaré préférer «voir sur place plutôt que de
commenter». Il a rappelé qu’il venait surtout rencontrer le «peuple de
l’Eglise».
Nicaragua:»le saut périlleux»
Jean Paul II a remarqué les changements profonds qui se sont produits
depuis son dernier voyage en Amérique centrale, notamment au Nicaragua,
dont la visite il y a 13 ans lui laisse le souvenir d’un «saut périlleux».
«Mais nous en sommes sorti vivant», a-t-il plaisanté. A propos de la mémoire de l’archevêque assassiné de San Salvador, Mgr Oscar Arnulfo Romero, un
évêque «bien connu» du pape, Jean Paul II a observé que cet attentat avait
secoué toute l’Amérique latine.
Il a souligné que son actuel successeur «avait été son confesseur», selon une information qui lui a été glissée à l’oreille par son porte-parole,
Joaquin Navarro Valls. Membre comme ce dernier de l’Opus Dei, Mgr Fernando
Saenz Lacalle a été nommé archevêque de San Salvador au printemps dernier.
Evoquant la place des indiens de la région, «les premiers habitants de ces
terres», il a souligné qu’ils ont été souvent «dégradés». Jean Paul II a
demandé qu’ils soient traités de façon égale dans le domaine économique,
social et culturel, et en particulier qu’ils accèdent à tous les moyens
d’éducation. Le pape a également demandé que leur culture soit préservée
dans toute sa «délicatesse».
Le pape songe toujours à se rendre à Sarajevo
Le pape songe toujours à se rendre à Sarajevo, malgré le fait qu’une
première visite avait été annulée pour des raisons de sécurité. «On y pense», a-t-il lancé, en précisant qu’on l’attendait en Bosnie. A propos de
Cuba, il a observé qu’il ne pouvait rien dire à présent, mais qu’il s’agissait avec la Guyane (et le Surinam) du seul pays du continent latino-américain qu’il n’ait jamais visité. (apic/jmg/be)
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