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Suisse: L’Association des femmes protestantes genevoises jettent l’éponge
Comme pour les associations de l’arrondissement
jurassien et de Neuchâtel, elle met un terme à ses activités (270396)
Genève, 27mars(APIC) L’association des Femmes protestantes genevoises
vient de jeter l’éponge. Mettant ainsi un terme à ses activités. Elle emboîte le pas aux associations de l’arrondissement jurassien (Jura bernois,
Bienne et canton du Jura). Il y a deux ans, les Neuchâteloises avaient elles aussi mis un terme à leur activités.
Le vieillissement des membres et l’absence de relève sont à l’origine
des décisions de dissoudre ces associations cantonales créées il y a une
cinquantaine d’années. D’un bout à l’autre de la Suisse romande, un constat
prévaut: le féminisme protestant s’essouffle.
Difficile de mobiliser les membres, même pour une ultime assemblée générale. A Genève, c’est par correspondance que les Femmes protestantes du
canton ont voté la dissolution de leur association. Le verdict est définitivement tombé le 20 mars.
« Tout en déplorant la disparition de l’association, les membres ont
estimé qu’il fallait tourner la page », relève Catherine Schneider, membre
du comité cantonale. Conscientes des changements, un certain nombre d’ »anciennes » militent désormais dans des mouvements plus larges comme le Groupe
des femmes chrétiennes oecuméniques ou le Forum des femmes.
Manque d’intérêts pour les activités organisées sous l’égide de l’association, augmentation de la moyenne d’âge des membres, absence de relève
auront finalement eu raison de l’institution genevoise. Le même constat est
également à l’origine de la décision de dissoudre l’association des Femmes
protestantes de l’arrondissement jurassien. Une assemblée est d’ores et déjà convoquée le 26 octobre pour prononcer la liquidation définitive.
Différences de sensibilités
L’essoufflement du mouvement féminin protestant constaté en Suisse romande ne se vérifie pas en Suisse alémanique, note Rose-Marie Gallay, présidente de la Fédération suisse des femmes protestantes (FSFP). « Parce
qu’en matière de féminisme les sensibilités sont différentes ».
Quant aux finances de la Fédération, elles ne seront pas affectées par
la disparition des associations cantonales. 90% du financement de la FSFP
provient de la Conférence des Eglises de Suisse alimanique (KIKO) et de la
Fédération des Eglises protestantes de Suisse (FEPS). (apic/spp/pr)
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