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Fribourg: Journée «Portes ouvertes» au Séminaire diocésain (270396)

Avec une exposition d’art sacré contemporain

Fribourg, 27 mars(APIC) Le séminaire diocésain de Villars-sur-Glâne, près

de Fribourg, organise du 20 au 22 avril une Journée «Vocations Portes ouvertes», durant laquelle les visiteurs pourront rencontrer les séminaristes

et les prêtres-animateurs de la maison. Ils pourront également parcourir

l’exposition-vente de chasubles et autres vêtements liturgiques présentée

par les ateliers de l’abbaye de religieuses cisterciennes «Merci-Dieu», située ä Saint-Jean-D’Assé, dans la Sarthe, en France. Une exposition placée

sous le patronage du centre romand de liturgie. Une rencontre des prêtres

diocésains et de Romandie est aussi annoncée.

Lors de la Journée «Portes Ouvertes», le chanoine Gabriel Espérian présentera, à l’aide de diapos, «l’Eucharistie illustrée». De son côté l’abbé

Bernard Genoud, directeur du Séminaire diocésain, développera le thème:

«Devenir prêtre aujourd’hui». Outre ces conférences, les visiteurs auront

la possibilité de visiter la maison, de dialoguer avec les séminaristes et

leurs animateurs et encore de participer à un atelier sur la prière.

L’abbé Genoud se réjouit déjà d’accueillir tant de monde. Il décrit ceux

qui habitent ou travaillent au Séminaire diocésain: «Dans notre maison vivent, à cause de l’Evangile de Jésus-Christ, une vingtaine d’aspirants à la

prêtrise ainsi que leur formateurs – une petite communauté de religieuses

assurant l’accueil et le service – quelques prêtres exerçant un ministère

spécialisé, quelques personnes occupées à différentes tâches (administration, bibliothèque, conciergerie), des étudiants inscrits à l’Université,

l’équipe de cuisine qui prépare les repas tant pour le séminaire que pour

le home médicalisé attenant – «Foyer Jean-Paul II» – , sans oublier les

quelque 30 employés des Services pastoraux.

Le directeur du séminaire ajoute: «N’allez pas croire que le séminaire

fonctionne en circuit fermé. Les stages en paroisse, les expériences en milieu professionnel, les camps de jeunes font aussi partie de la formation.

Les journées que nous organisons en avril veulent aussi témoigner de notre

volonté d’accueil et d’ouverture au monde contemporain».

Vernissage de l’Exposition «Casula»

La veille de la Journée «Portes Ouvertes», le vendredi 19 avril à 18

h., dans le même cadre du séminaire diocésain, aura lieu le vernissage de

l’Exposition – Vente «Casula» de l’abbaye «Merci-Dieu». Une centaine de

chasubles sortent chaque année des ateliers de tissage et de couture de

l’abbaye cistercienne. Cette abbaye est un des rares monastères à vivre uniquement de ce travail.

Dés sa création en 1950, son atelier – à l’instar de celui de Stans s’est tourné vers le vêtement liturgique (chasubles, chapes, étoles, aubes)

ainsi que la paramentique d’autel et des tentures. Les religieuses, un douzaine, s’appliquent à trouver de nouvelles voies pour ce travail, tout en

maintenant les anciennes chasubles, de style plus classique.

Les moniales oeuvrent en collaboration avec plusieurs artistes pour les

motifs tissés ou brodés. Ces artistes façonnent aussi des croix pectorales,

des calices et des patènes dont plusieurs oeuvres seront également présentées à l’exposition «Casula», au Séminaire diocésain de Villars-sur-Glâne.

(apic/com/ba)

Encadré

Rôle des vêtements liturgiques

Dans la présentation de l’Exposition-Vente «Casula», les organisateurs citent abondamment des extraits du livre «Le vêtement sacré» (1957 Paris-Comar Alsatia) de Soeur M. Augustina Flüeler, capucine du couvent de Stans,

figure marquante de l’art liturgique de notre siècle. Ces citations démontrent l’esprit de cette exposition et du rôle des vêtements liturgiques qui

veulent célébrer «le respect et la beauté» dans le culte divin.

«Le vêtement liturgique ne doit pas s’attacher à une forme historique

morte. Il doit être le signe vivant qui jaillit du temps. C’est pourquoi il

est absurde de se demander s’il faut s’attacher de préférence à une chasuble romane, gothique ou baroque. Il faut toujours chercher et découvrir le

style que l’on trouve les plus dignes de l’action sainte et les plus propres à s’accorder à un espace donné. Seule une forme animée de part en part

et construite jusqu’en ses fondements saura témoigner sa vérité. Notre autel chrétien a besoin de cette vie. Il se trouve placé au coeur du temps.

«La conscience liturgique actuelle est de nouveau tendue vers l’essentiel. L’architecture s’efforce de dégager sans compromis le lieu du sacrifice dans l’église. Le vêtement du culte doit faire sienne les principes

qui guident l’ordonnance de l’architecture sacrée et la valeur primordiale

de l’autel. Le vêtement a pour mission de soutenir et d’amplifier les mouvements du célébrant, lorsque celui-ci marche, élève les mains, fait le geste de la bénédiction. En accord avec l’espace sacré où il est intégré, le

vêtement doit permettre à la conscience liturgique actuelle de s’exprimer».

(apic/com/ba)

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