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Prague:Les « évêques clandestins » veulent (180396)
toujours obtenir une prélature personnelle
Pas satisfaits de l’érection d’un exarchat apostolique gréco-catholique
Prague/Vienne, 18mars(APIC) L’annonce par le Vatican, la semaine dernière, d’ériger en République tchèque un exarchat apostolique pour les catholiques de rite byzantin – qui pourrait accueillir des « prêtres clandestins »
mariés ordonnés durant la persécution communiste -, ne satisfait visiblement pas les chefs de l’ancienne « Eglise des catacombes » tchécoslovaque.
Interrogés par l’agence de presse catholique autrichienne « Kathpress »,
des « évêques clandestins » qui ne sont pas rentrés dans le rang demandent
que l’on crée une prélature personnelle (sur le modèle de ce qui a été concédé à l’Opus Dei) qui pourrait intégrer en premier lieu des « prêtres clandestins » mariés de rite latin. Ils ne se satisfont pas de la proposition de
rejoindre l’Eglise uniate de rite byzantin, qui compte également des prêtres mariés.
L’ancien « évêque clandestin » Fridolin Zahradnik, marié, ne pourrait de
toute façon pas rejoindre, comme évêque, cette Eglise de rite byzantin. Interrogé par « Kathpress », Zahradnik affirme que les discussions continuent
et qu’il y a eu récemment un entretien avec le président de la Conférence
des évêques de Tchéquie, le cardinal Miloslav Vlk, archevêque de Prague, et
Mgr Jan Graubner, archevêque d’Olomouc.
Mgr Jan Blaha, « porte-parole » de ce qui fut appelé à l’époque communiste
« l’Eglise du silence », a participé à ces entretiens. Mgr Blaha, quant à lui
célibataire, est intégré comme simple prêtre dans la pastorale officielle
du diocèse de Hradec Kralové, où il travaille le week-end. Durant les années de répression, Mgr Blaha a été secrètement ordonné prêtre à Augsbourg,
en Allemagne, ensuite peu de temps après, consacré évêque par Mgr Peter Dubovsky, un évêque jésuite actuellement secrétaire de la Conférence épiscopale slovaque.
Mgr Blaha est soutenu dans sa demande d’une prélature personnelle par un
groupe d’anciens « évêques clandestins », dont Mgr Stanislav Kratky, aujourd’hui simple prêtre dans une paroisse de Moravie. Quant à Mgr Zahradnik, ordonné prêtre et évêque dans le rite byzantin, il se refuse obstinément à renoncer à son épiscopat; il rejette les prescriptions romaines indiquant que les anciens « prêtres clandestins » désormais intégrés dans les
structures officielles soient ordonnés une nouvelle fois « sous condition ».
Zahradnik, en raison de son activité de restaurateur d’églises et de
chapelles qui l’a amené à travers tout le pays, a donné à un nombre considérable de prêtres clandestins le sacrement de l’ordre, un sacrement dont
la validité aujourd’hui est visiblement mise en doute. On estime en Tchéquie le nombre des anciens « prêtres clandestins » mariés à quelque 350. Une
soixantaine de ces prêtres sont aujourd’hui diacres permanents dans l’Eglise de rite latin; dix autres ont rejoint l’Eglise gréco-catholique. La majorité cependant semble avoir renoncé à s’annoncer pour une tâche pastorale
officielle. (apic/kap/be)
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