ENCADRE
aujourd’hui entre Ste-Croix et Les Verrières avec un poumon greffé le 1er
mars 1994. «Mes poumons séchaient. Jusqu’au jour où mon médecin traitant,
le docteur Jacques Wacker, à La Chaux-de-Fonds, m’a surpris, en me parlant
d’une greffe nécessaire», témoigne ce peintre en bâtiment, aujourd’hui âgé
de 50 ans.
Sur une liste d’attente depuis novembre 1993, Andrea Marzo aurait pu
être «transplanté» quelque temps plus tard déjà. «J’ai dit non. parce que
j’ai alors éprouvé le besoin d’aller en Italie d’abord. Voir mes filles. Ma
famille».
Le 28 février 1994, tôt le matin, «il était 4h45, se souvient-il, le téléphone a sonné». L’Hôpital de Genève: «Nous avons un poumon pour vous!».
A. Marzo est parti immédiatement. «Je n’ai rien dit à personne… Un hélicoptère m’attendait à Couvet. Pour moi, c’était le dernier moment».
Aujourd’hui, A. Marzo se rend régulièrement à La Chaux-de-Fonds chez le
Dr Wacker, pour des contrôles et des prises de sang, et tous les six mois
pour des bilans à Genève. «Je me sens comme il y a dix ou 20 ans». Avec la
petite entreprise dont il a la charge, il travaille normalement, se rend
sur les chantiers, «mais pas pour faire de la peinture moi-même. A cause de
l’odeur et de la poussière».
«Je sais que mon poumon vient de Berne… Une jeune fille de 18 ans.
Dont je ne connais pas le nom. Pas davantage que sa famille ne connaît le
mien.
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