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Fribourg: assemblée générale de l’APIC (250496)
Un nouveau départ vers un horizon plus serein
Fribourg, 25avril(APIC) Avec une base élargie, un nouveau président, un
comité reconstitué, une rédaction recomposée, et des comptes 1995 équilibrés, l’Agence de presse Internationale catholique APIC avait toutes les
raisons d’afficher une certaine sérénité pour son assemblée générale tenue
mercredi à Fribourg.
A le veille de son 80e anniversaire – l’Agence a été fondée en 1917 l’APIC peut désormais envisager l’avenir sur de nouvelles bases, a souligné
le nouveau président Alois Hartmann. L’action de souscription de nouvelles
parts sociales lancée l’an dernier a porté ses fruits. La société coopérative APIC a ainsi accueilli dans ses rangs une cinquantaine de nouveaux
membres individuels ou collectifs pour un capital qui devrait désormais dépasser 200’000 francs.
Après plusieurs années de sérieuses difficultés financières qui ont imposé le chômage partiel puis des réductions d’horaire au sein de la rédaction, l’année 1995 se clôt par un résultat équilibré pour un chiffre d’affaire global de 1,1 million de francs. Les quelque 35 participants à l’assemblée ont également approuvé sans discussions le budget 1996, mais avec
une inquiétude: celle de la croissance exponentielle des taxes postales qui
grève lourdement le prix des abonnements APIC.
Le comité a été reconduit dans ses fonctions pour une période de trois
ans. Michel Bavarel, rédacteur en chef de «Paroisses vivantes» cède sa place à Bernadette Bitar, journaliste au Centre catholique de radio et télévision, à Genève (CCRT). Marie-Josée Portmann, journaliste et ancienne correspondante d’AP et Albert Noth, directeur des Imprimerie et Librairie StPaul font également leur entrée au comité. Côté romand, l’APIC peut encore
compter sur la présence du Père Albert Longchamp, rédacteur en chef de
«L’Echo Illustré».
La rédaction du service allemand se trouve profondément remaniée avec
l’arrivée au premier mai de Josef Bossart, comme chef de service et de Walter Müller comme rédacteur. Cette équipe, dont Georges Scherrer continue à
faire partie, devra répondre à un concept redéfini mettant l’accent sur la
présence dans l’actualité et sur le terrain en Suisse avec notamment plus
de recherches et d’enquêtes. Côté francophone, la rédaction ne subit pas de
changements.
Enfin et ce n’est pas la moindre des choses, l’Agence se verra doter
cette année encore d’un nouveau système informatique lui permettant un accès au marché encore plus performant.
Eglise, foi et communication
En fin de séance, Maria Brun, porte parole de la Conférences des évêques
suisses a présenté un exposé sur les liens complexes qui unissent l’Eglise,
la foi et la communication. Pour elle la vision et les avis négatifs sur
l’Eglise en tant qu’institution ne sont souvent que le reflet des faiblesses, des ambitions individuelles ou collectives des chrétiens. L’Eglise en
tant qu’institution humaine n’est que le miroir de l’attitude des catholiques. Ce d’autant plus que l’Eglise s’est dépouillée des «habits» qui la
protégeaient et apparaît aujourd’hui dans sa «nudité» au public aussi bien
à l’extérieur qu’à l’intérieur.
Maria Brun rappelle cependant que l’Eglise est certes une institution
mais que son moteur et son promoteur est Jésus Christ lui-même. Si le
Christ n’a pas la primauté, l’Eglise court le risque de n’être plus qu’un
simple club. Cette vision n’empêche pas l’esprit critique mais exige un engagement pour la recherche et la défense de la vérité, conclut-elle. (apicmp)
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