apic/Birmanie / Pilatus
Birmanie: Des « Pilatus PC 7 » suisses bombardent l’opposition (240496)
Les oeuvres suisses d’entraide dénoncent ce « scandale »
Berne, 24avril(APIC) Alors que la Suisse discute actuellement de la révision de la loi sur le matériel de guerre, les avions « Pilatus PC 7 », construits à Stans, en Suisse centrale, ont à nouveau servi en mars pour bombarder les forces d’opposition en Birmanie, dénonce mercredi la Communauté
de travail des oeuvres suisses d’entraide.
Swissaid, l’Action de Carême, Pain pour le prochain, Helvetas et Caritas
appellent à « tirer les conséquences politiques du scandale birman » et à
soumettre à la loi sur le matériel de guerre les Pilatus ayant plus de deux
points d’attache, permettant l’arrimage de bombes.
Lors de sa session de mars, le Conseil national avait décidé d’exclure
l’exportation des « Pilatus » de la loi sur le matériel de guerre. La
Commission du Conseil des Etats pour la politique de sécurité doit en
débattre pour la première fois le 30 mai prochain. Les oeuvres d’entraide
invitent les parlementaires à ne « pas prêter l’oreille uniquement aux
positions du secteur économique » suisse, mais à entendre également les
personnes directement touchées par les bombardements. Une audition de
représentants compétents de la région concernée serait une mesure minimale.
Etant donné qu’il est possible d’utiliser les PC 7 et les PC 9 à des
fins militaires, – l’exemple birman le démontre une nouvelle fois – il est
impératif de les soumettre à la loi sur le matériel de guerre, rappelle la
Communauté de travail.
Attaque aériennes répétées des « Pilatus PC 7 »
Le « Karenni national progressive Party » et le « All Burma Students
Democratic Front » font état de bombardements dans la région peuplée par les
Karens, à la frontière entre la Thaïlande et la Birmanie. Les attaques
aériennes répétées de plusieurs « Pilatus PC 7 » ont contraint des milliers
de réfugiés à s’enfuir pour être transférés dans un nouveau camp.
La plupart des réfugiés appartiennent à la minorité ethnique des Karens.
Aujourd’hui ils se trouvent en partie de l’autre côté de la frontière en
Thaïlande dans des camps soutenus par Swissaid et Caritas avec la participation financière de la Direction pour le développement et la coopération
de la Confédération suisse.
« Nous n’avons aucune vidéo à vous montrer. La véracité des informations
de nos organisations partenaires dans le pays n’en est pas moins réelle »,
souligne la Communauté de travail. Cette situation est indigne d’une Suisse
humanitaire, conclut-elle. (apic/com/mp)
webmaster@kath.ch
Portail catholique suisse