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Rome: 24e chapitre général des salésiens de Don Bosco (180496)

Le Père Vecchi: répondre aux défis pressants de l’éducation des jeunes

Rome, 18avril(APIC) Les salésiens croient dans la communication et dans

la transparence de l’information. Le Père Juan Edmundo Vecchi, nouveau supérieur général des 17’600 salésiens répartis dans le monde entier a fait

le point devant la presse au terme de leur 24e chapitre général à Rome. Le

programme de la congrégation sera marqué dans les prochaines années par une

«grande synergie, une sorte de co-entreprise entre salésiens et laïcs».

Si les salésiens sont résolus à jouer la carte de la communication,

c’est surtout parce que le défi de la communication sociale ne peut être

ignoré par tous ceux qui, dans l’Eglise et dans la société, s’engagent dans

l’éducation des jeunes. «Ce sera la capacité d’accompagner les jeunes générations dans le monde multimédia et des nouvelles technologies qui pourra

concourir à améliorer la qualité de la vie et les rapports entre les personnes», explique le 8e successeur de Don Bosco.

Une priorité: les jeunes

La vocation première des salésiens reste la formation des jeunes. «Partout la condition des jeunes présente des défis éducatifs pressants qui

exigent la confiance dans leurs ressources et dans la fécondité de l’effort

éducatif, mais également la capacité d’intervenir», rappelle le P. Vecchi.

Des millions de jeunes, en effet, vivent dans une pauvreté extrême, et «la

carence de possibilités économiques minimales compromet définitivement leur

dignité de personnes et le développement de leurs énergies».

Cette nécessité urgente, les 17’600 salésiens répartis dans 2’009 communautés de 118 pays, la rencontrent surtout dans le tiers monde. Ces quinze

dernières années, ils ont triplé leur présence en Afrique et ont inauguré

leur oeuvre dans des pays asiatiques qui sortent de situations difficiles,

comme le Cambodge; en Amérique Latine, l’oeuvre, déjà fondée au siècle dernier, se consacre avec plus d’insistance aux zones les plus pauvres.

Mais la marginalisation et les problèmes des jeunes s’aggravent même

dans les sociétés dites de bien-être: solitude due à l’appauvrissement des

rapports familiaux, déclin de la solidarité sociale sacrifiée à l’individualisme exaspéré, incertitude face à l’avenir due à un chômage grandissant, fragilité des valeurs et des convictions communes, inadéquation des

institutions et sclérose des programmes pédagogiques traditionnels.

Pour les salésiens, l’aide apportée aux jeunes doit converger vers la

rencontre; la protection et la qualité de la vie; la recherche de raisons

d’espérer et de lutter; la libération des contraintes; la mise à profit des

énergies personnelles.

Pour la congrégation, la disponibilité des jeunes à la solidarité à la

création de nouveaux rapports sociaux doit trouver une réponse dans «des

législations favorables à un renouveau culturel et social, qui puissent

promouvoir le bénévolat, le service civil, de nouveaux accès à la culture

et au travail».

Un mouvement pluri-religieux et pluri-idéologique

Le 24e chapitre général a cherché à définir et à proposer «un nouveau

sujet pédagogique» que les salésiens veulent «plus large, plus conscient,

plus responsable». Ce nouveau sujet est représenté par des communautés éducatives ouvertes aux familles, aux collaborateurs laïcs et à la communauté

locale. C’est le principe du «Mouvement salésien», «pluri-religieux» et

«pluri-idéologique», pour s’occuper des jeunes «d’une façon sincère et désintéressée». Il s’agit, souligne le supérieur général, d’une réalité unique qui regroupe des religieux consacrés, des hommes et des femmes, vivant

la spiritualité salésienne dans divers états de vie, et d’autres qui sympathisent avec Don Bosco et avec le travail d’éducation des jeunes.

Le programme de la congrégation sera marqué dans les prochaines années

par «une grande synergie, une sorte de co-entreprise entre salésiens et

laïcs». Pour la première fois d’ailleurs, vingt laïcs ont participé au chapitre en qualité d’invités aux côtés des 209 salésiens délégués ou responssables de province.

Le document final souligne ce qu’implique pour les religieux la présence

de ces partenaires laïcs, notamment la participation des femmes dans l’éducation et dans la pastorale. Les participants ont souligné la nécessité urgente d’une nouvelle qualité de la formation des salésiens dans leur tâche

future d’»animateurs», en collaboration avec les Filles de Marie Auxiliatrice et toute la famille salésienne, notamment les coopérateurs et les anciens et anciennes élèves.

Mieux vaut prévenir que guérir

Les Salésiens entendent promouvoir une «culture» qui redonne aux adultes

leur capacité de communiquer les valeurs aux nouvelles générations, qui

rende possible «un dialogue vrai et digne de foi avec les jeunes». Pour y

parvenir, le Mouvement salésien remettra à l’honneur une pratique éprouvée

par 150 ans d’histoire, et mise à jour en particulier par la Faculté des

sciences de l’éducation de l’Université pontificale salésienne de Rome: le

«Système préventif», basé sur «une grande confiance dans les ressources du

jeune et dans la présence de Dieu en lui».

«Nous pensons, a conclu le P. Vecchi qu’un brin de capacité préventive

en plus, même dans les programmes culturels, sociaux et politiques, pourrait changer la qualité de la vie non seulement des jeunes, mais de tout le

monde. Pour les Salésiens, enfin, a-t-il précisé, «la proposition de foi

occupe une place centrale parmi les dispositions du système préventif. Nous

la considérons comme la plus féconde et la plus inspiratrice, surtout dans

cette période de marche oecuménique et de dialogue interreligieux.»(apicjmg/mp)

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