Algérie: les trappistes savaient à quoi s’en tenir
Les moines du monastère de l’Atlas étaient conscients des risques qúils
prenaient et ils avaient choisi de rester, précise-t-on à la maison
générale des trappistes à Rome.
Le P. André Barbeau, secrétaire général des Trappistes, a précisé au micro
de Radio Vatican que l’intégration des religieux dans les pays où ils sont
en mission peut les conduire à ne pas considérer comme les concernant les
appels à rentrer au pays adressés par les gouvernements à leurs
ressortissants. Au Zaire, la congrégation a cependant dû récemment évacuer
une Trappe. Dans ce domaine, ce n’est pas au Vatican d’intervenir: chaque
congrégation donne ses propres consignes, a-t-il indiqué. Les moines de
Medea s’étaient eux-mêmes prononcés par vote à bulletin secret et avaient
choisi de rester «en connaissance de cause».
Le Père Christian, Supérieur des frères, écrivait à l’abbé général, Dom
Bernardo Olivera, à la suite de l’assassinat de deux religieuses en
septembre 1995 que «les membres restants» de «cette toute petite Eglise»
ont «tous conscience que la logique de peur présence doit inclure désormais
l’éventualité d’une mort violente. C’est pour beaucoup comme une plongée
neuve et radicale dans le charisme même de leur congrégation et aussi un
retour à la source du premier appel», déclarait-il.
Si l’assassinat des sept moines était confirmé, le lourd bilan serait,
depuis 1993, de 39 Français tués en Algérie, dont 18 religieux. Si la
nouvelle est confirmée, le pape ne manquera pas d’envoyer un télégramme et
de prendre position, comme il le fait souvent sur l’actualité brûlante,
lors du Regina Caeli du dimanche.
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