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Vatican: Symposium sur «Evangelium vitae» et le droit
Les législations seront passées au peigne fin (200596)
Rome, 20mai(APIC) Un symposium sur les implications juridiques de l’encyclique «Evangelium vitae» de Jean-Paul II se tiendra au Vatican du 23 au 25
mai. Organisé par le Conseil pontifical pour l’interprétation des textes
législatifs, le Conseil pontifical pour la Famille et l’Académie pontificale pour la Vie, ce symposium réunira 400 professeurs et spécialistes de
quelque 150 universités civiles et ecclésiastiques.
«Evangelium vitae» (L’Evangile de la vie), un document de 200 pages publié le 30 mars 1995, se veut, comme le précisait Jean-Paul II, «une réaffirmation précise et ferme de la valeur de la vie humaine et de son inviolabilité et, en même temps, un appel passionné adressé à tous et à chacun,
au nom de Dieu: respecte, défends, aime et sers la vie, toute vie humaine».
Le symposium, qui a pour thème «»Evangelium vitae» et le Droit», portera,
précisent les organisateurs, sur «l’incidence que les principes moraux
sanctionnés par l’encyclique ont dans le monde judiciaire, dans la conception même et dans l’enseignement du Droit et dans les législations civiles,
pour la sauvegarde de la vérité objective sur la personne humaine et ses
droits fondamentaux, dont le premier est le droit à la vie».
Par «un examen rigoureusement scientifique et attentif à l’actualité,
les participants étudieront la relation entre morale et droit, entre droit
naturel et droit positif, entre rationalité des lois et légalité des décisions politiques». Ils évalueront ensuite, en référence spécifique au droit
à la vie «de la conception de l’être humain à sa mort naturelle», les systèmes juridiques positifs des principales aires culturelles européenne,
américaine, islamique… Une particulière attention ira également au thème
de l’identité et de la mission de la femme en rapport avec le droit à la
vie, ainsi qu’à la place du droit à la vie dans le système des droits humains.
19 intervenants
Parce que «notre siècle voit se multiplier, en contradiction paradoxale
avec les déclarations solennelles des droits fondamentaux de la personne,
les prises de positions idéologiques et les législations en contradiction
avec l’inviolabilité de la vie humaine», le symposium procédera aussi à «un
examen des lois contre la vie, leur portée politico-juridique et éthicoculturelle, ainsi que du rapport moral entre convictions personnelles et
activité législative».
Des thèmes annexes, mais importants, seront aussi abordés, comme les
problèmes éthico-juridiques relatifs aux techniques d’ingéniérie génétique
et de procréation artificielle, «l’objection de conscience face aux lois
permissives» et à la pratique de l’avortement, de l’euthanasie, des expérimentations sur l’homme, etc.
Le programme prévoit pas moins de dix-neuf exposés et communications.
Parmi les orateurs figurent plusieurs membres de l’Académie pontificale des
Sciences Sociales, comme les juristes Mary Ann Glendon (Etats-Unis), chef
de la délégation du Saint-Siège à la Conférence de Pékin sur la femme, ou
Roland Minnerath (Université de Strasbourg), ainsi que de l’Académie pontificale pour la Vie, dont Theo Mayer-Maly (Université de Salzbourg), l’éthicien polonais Tadeusz Styczen (Université de Lublin), William M. O’Connor
Moore, obstétricien (Université de Manchester), Francesco D’Agostino, qui
préside en Italie le Comité national pour la Bioéthique…
Les participants, qui seront reçus en audience par Jean-Paul II, espèrent conclure leurs travaux par l’approbation de conclusions, de caractère
aussi bien doctrinal que pratique, qui seront ensuite rendues publiques.
(apic/cip/pr)
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