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Rome: Assemblée constitutive de « L’Association internationale du Latran »
Mgr Scola met les théologiens an garde
contre l’exaltation de « la pensée faible »
Rome, 14mai(APIC) « L’obsession de perdre la liberté de recherche procède
d’un intellectualisme qui confond la liberté de pensée avec une pensée sans
lien avec la réalité ». La mise en garde est adressée par Mgr Angelo Scola,
recteur de l’Université Pontificale du Latran, dans le quotidien catholique
« Avvenire » du 14 mai, à la veille de l’Assemblée constitutive de l’ »Association internationale du Latran ».
« Nous ne pouvons pas nier une tendance néfaste qui revient à penser
qu’au fond une religion en vaut une autre. En Europe, les auteurs catholiques ne manquent pas pour soulever des doutes sur la génération du Christ
avant tous les siècles, séparant de façon inacceptable le Verbe éternel de
Jésus de Nazareth », déclare Mgr Scola, recteur de l’Université du Latran
depuis 1995, dans une interview publiée à la veille de l’Assemblée constitutive, mercredi 15 mai, de l’Association internationale du Latran, qui
réunira les anciens étudiants de cette Université, dont une bonne part sont
devenus évêques ou cardinaux.
Fondateur de l’édition italienne de la revue « Communio », disciple du
théologien suisse Urs von Balthasar, Mgr Scola qui, fut évêque de Grosseto
de 1991 à 1995, se réjouit de la hausse des inscriptions dans son Université pontificale, « signe très concret » de « la liberté vraiment catholique » de
l’institution. Car, pour lui, « l’obsession de perdre la liberté de recherche procède d’un intellectualisme qui confond la liberté de pensée avec une
pensée sans lien avec la réalité ».
Deux défis principaux se dessinent à ses yeux pour l’Université: ce
qu’il appelle la « pensée faible » (« pensiero debolo ») et le rapport avec les
religions orientales. Sur le premier point, il constate que « l’explosion
sauvage du sacré naturaliste s’accompagne de l’exaltation de la pensée faible ». Pour le second, il précise: « Il est urgent de repenser le rapport entre le christianisme et les religions en des termes qui vont au-delà des
lignes tracées par Vatican II. Le risque est de faire de l’événement de Jésus de Nazareth une des multiples formes de la communication du Verbe éternel. Et ceci s’oppose au noyau essentiel de la Révélation. Il faut se demander ce que signifie l’unicité, la singularité et l’universalité de l’événement de Jésus Christ dans un monde multiethnique et multiculturel ».
(apic/imed/pr)
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