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Belgique: Plus de 10.000 personnes à Banneux
pour une Fête-Dieu internationale centrée sur l’unité
Bruxelles/Liège/Banneux, 16juin(APIC) Quelque 10.000 personnes ont participé dimanche à la grande Fête-Dieu internationale au sanctuaire marial de
Banneux, en Belgique. Cette célébration marquait les 750 ans de cette fête
de l’Eucharistie, instaurée dès 1246 dans le diocèse de Liège à l’instigation de sainte Julienne de Cornillon et de la bienheureuse Eve de SaintMartin.
Le cardinal Godfried Danneels, archevêque de Malines-Bruxelles, entouré
d’une quinzaine d’évêques belges et étrangers a présidé l’eucharistie solennelle. En introduction à la messe les participants ont pu suivre un jeu
scénique racontant l’institution de la Fête-Dieu. Le jeu évoque la naissance de Julienne à Retinne, près de Liège, à la fin du XIIe siècle, puis le
prieuré et la léproserie de Cornillon. C’est à cette communauté que fut
confiée Julienne, devenue orpheline à l’âge de 5 ans. C’est là qu’elle reçut sa formation, apprit à mieux connaître le Christ, à se passionner pour
l’eucharistie. C’est là, au fil des années, qu’elle mûrit son désir d’une
«fête de communion et d’amour partagé».
Dans la joie d’un Jubilé
«Nous avons besoin de l’eucharistie comme d’un médicament, à prendre
chaque jour jusqu’à la fin des temps», a rappelé le cardinal Danneels dans
son homélie. Ce sacrement, dit-il, est un antidote contre plusieurs «toxines». La première s’appelle «solitude». «L’eucharistie nous console de
l’absence visible du Christ. Car elle est le sacrement de sa présence parmi
nous et de sa proximité.»
Deuxième toxine: «le repli sur soi, le chacun pour soi, l’égoïsme».
«L’eucharistie en est l’antidote, elle est le sacrement de la solidarité.
«Comment se réunir à la table du Seigneur et oublier les pauvres qui ont
faim? (…) Le corps du Christ ne supporte pas d’être séparé de son corps
que sont les pauvres.»
Une troisième toxine envahit notre culture et nous empoisonne, estime le
cardinal: «celle de la division, de la désunion, de l’exclusion». Couples,
familles, paroisses, communautés, pays, Eglises mêmes: partout où la violence détruit l’unité et l’amour, il y a, souligne l’archevêque, un immense
besoin de réconciliation.
Or cette réconciliation, poursuit-il, les hommes ne sauraient espérer la
réaliser de leurs seules forces. L’eucharistie est là aussi pour rappeler,
dans le sillage de la Pentecôte, que «l’unité vient d’en haut»: «C’est parce que nous recevons tous le même pain du Christ dans la bouche, que nous
parlerons la même langue, que nous aurons le coeur habité par le même amour
et que nos actes et nos gestes seront portés par la même charité.» (apiccip/mp)
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