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Rome: Le Saint-Siège et l’avenir de Jérusalem
Mise en place d’un nouveau groupe de travail (140696)
Rome, 14juin(APIC) Les négociations israélo-palestiniennes sur Jérusalem
devrait être entamées d’ici la fin de l’année, annonce la revue des jésuites italiens «La Civiltà Cattolica» datée du 15 juin 1996.
Sous la plume des PP. Angelo Macchi et Giovanni Rulli, la revue fait le
point dans un article intitulé «L’avenir de Jérusalem», à partir des interventions du Saint-Siège et des principales décisions des Nations Unies et
des organisations internationales, en y ajoutant quelques suggestions.
Concrètement, «La Civiltà Cattolica» fait état de la proposition de créer un groupe de travail multilatéral consacré expressément à la «Ville
Sainte» de Jérusalem et à «la sauvegarde de tout le patrimoine culturel du
Moyen-Orient». Ce groupe de travail viendrait s’ajouter aux cinq autres déjà constitués à la suite de la conférence de Madrid (pour les questions des
réfugiés, les ressources en eau, l’environnement, la coopération économique
et le contrôle de l’armement).
Les auteurs insistent sur la mise en place de cet «accompagnement multilatéral», non pour perturber les négociations bilatérales mais au contraire
«pour les rendre plus justes et rassurer les populations respectives, ainsi
que tant d’autres qui se sentent légitimement concernées». Cet «élargissement de la table des négociations» permettrait la participation «d’autres
sujets de droit international», pense-t-on au Vatican. Certains journaux
italiens voient d’ailleurs dans cet article des «propositions» du SaintSiège.
Les PP. Angelo Macchi et Giovanni Rulli expriment leur espoir que «ceux
qui peuvent offrir une contribution valable soient écoutés d’une façon ou
d’une autre». Ils rappellent «le rôle de la Maison royale Hachémite sur les
lieux saints musulmans de Jérusalem», insistent sur les responsabilités des
Nations Unies et soulignent l’exigence des Patriarches et responsables des
communautés chrétiennes de Terre Sainte d’avoir voix au chapitre.
Le libre accès aux lieux saints pour les pèlerins des trois confessions
monothéistes n’est pas seul en cause. Il s’agit aussi, selon les auteurs,
de garantir que la «Ville Sainte» tout entière «conserve sa spécificité et
demeure une réalité vivante», grâce aux «communautés vivantes de Juifs, de
Musulmans et de Chrétiens», dont les droits doivent être couverts par des
«garanties internationales». Pour les auteurs, il ne suffit donc pas de
chercher la «paix des accords», il faut aussi la «paix des coeurs», en recherchant un fondement dans «le profond appel à la paix adressé à toute
l’humanité et en particulier aux adorateurs du Dieu Unique et Grand, Père
miséricordieux des peuples». (apic/imed/pr)
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