apic/RuandaCOE
Les Eglises s’efforcent d’empêcher que
le Burundi ne sombre dans la guerre civile (260796)
Genève, 26juillet(APIC) Les Eglises et les organisations oecuméniques
s’efforcent d’empêcher que le Burundi ne sombre dans la guerre civile. Elles condamnnt les violences qui ont éclaté au Burundi, après le massacre
commis le 20 juillet dans un camp de réfugiés.
«La récente tuerie, qui a fait trois cents nouvelles victimes dans le
camp de Bugendana, dans la région de Gitega, constitue une escalade de la
violence, qui depuis 1993, a déjà causé la mort de quelque 150’000 personnes – principalement des enfants, des femmes et des personnes âgées», déplore le pasteur Michael Davies, secrétaire général intérimaire du Conseil
oecuménique des Eglises (COE).
«Depuis le génocide perpétré au Rwanda, le COE, ses Eglises membres et
les organisations d’Eglises qui leur sont rattachées, ont mis sur pied dans
le cadre d’ACT International (Action commune des Eglises), et en coopération avec la Conférence des Eglises de toute l’Afrique (CETA), des programmes d’aide humanitaire d’urgence et de secours pastoral aux victimes de
cette tragédie. En outre, le COE s’est efforcé de soutenir les Eglises de
la région, en particulier celles du Burundi et du Rwanda, dans les efforts
qu’elles font pour promouvoir autour d’elles la paix et la réconciliation».
explique Michael Davies.
Le COE se joint à l’appel pressant lancé par le délégué spécial des Nations Unies au Burundi, qui demande que des mesures d’urgence soient prises
à l’échelon international pour arrêter le cycle de la violence dans la région des Grands Lacs avant qúil ne débouche sur un nouveau génocide,
«Nous en appelons au Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations
Unies, à l’Union européenne et à l’Organisation de l’unité africaine afin
qu’ils accélèrent l’action destinée à offrir une protection aux personnes
les plus vulnérables, qu’ils exigent un cessez-le-feu et une solution négociée à ce conflit et aident à leur application», poursuit le secrétaire général intérimaire du COE.
Le secrétaire général de la Fédération luthérienne mondiale (FLM),
Ishmael Noko, a pour sa part envoyé une lettre le 25 juillet au président
Benjamin Mkapa de Tanzanie, en tant que dirigeant de l’un des Etats de première ligne voisins du Burundi, l’exhortant à poursuivre ses efforts pour
essayer de rétablir la paix au Burundi et au Rwanda. (apic/eni/pr)
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