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Amitié oecuménique internationale: Louvain accueille(140796)

350 «chrétiens ordinaires avides de réconciliation»

Rechercher l’unité dans la diversité

Louvain, 14juillet(APIC) «Rechercher l’unité dans la diversité», telle est la passion qui anime 350 hommes et femmes de 16

pays qui prendront part à Louvain, du 5 au 12 août, au 29e congrès de l’Amitié Oecuménique Internationale. Une association qui

est née en 1967 à Fribourg, en Suisse.

Après Malonne (1976) et Bruges (1981), c’est la troisième fois

que le congrès se tient en Belgique, où l’Amitié Oecuménique Internationale fête son 20e anniversaire. Cette «amitié», l’»International Ecumenical Fellowship», est plus connue sous son sigle

anglais, l’IEF.

Donner «un nouveau visage à l’oecuménisme»

L’IEF a été fondée par un groupe de chrétiens en pleine fidélité à leurs Eglises respectives pour donner «un nouveau visage à

l’oecuménisme». En se donnant un programme on ne peut plus simple: prier et travailler pour l’unité des chrétiens, et en se basant sur l’amitié, par laquelle laïcs et ecclésiastiques de diverses dénominations chrétiennes apprennent à partager les richesses de leur diversité.

Il existe des membres de l’IEF dans bien des pays du monde, à

l’Est et à l’Ouest, mais elle est particulièrement présente et

organisée dans certains pays comme l’Allemagne, la Belgique,

l’Espagne, la France, la Grande-Bretagne, la Hollande, les U.S.A.

En rassemblant des chrétiens de toutes confessions et de tous

pays, cette communauté fraternelle se veut en effet signe d’une

triple réconciliation: entre les peuples, les confessions et les

générations. Certains souhaitent aujourd’hui que le dialogue soit

élargi au dialogue interreligieux.

Des chrétiens ordinaires

L’IEF n’est pas un organisme d’Eglise officiel, mais un mouvement de la base informel, rappelle le chanoine Adalbert Denaux,

professeur à l’Université catholique de Leuven (Louvain flamande). Les membres de l’IEF ne sont pas des théologiens ni des personnes exerçant de hautes responsabilités dans l’Eglise, mais des

chrétiens «ordinaires».

Le congrès international de l’IEF est donc «un événement oecuménique de la base», qui veut rester proche des réalités. Il est

l’occasion de prendre aussi contact avec les Eglises du pays

d’accueil, dont chacune est invitée à y participer. A Louvain,

des liturgies eucharistiques seront célébrées par Mgr Luk De Hovre pour les catholiques-romains, par le pasteur Geerts pour les

protestants et par le pasteur Van Leeuwen pour les anglicans. Le

cardinal Danneels sera présent à la cérémonie de clôture.

Rappeler aux hiérarques l’aspiration de la base à l’unité

En tant que mouvement de la base, l’IEF veut être une force

interpellante, rappeler aux dirigeants d’Eglise «l’aspiration du

peuple à l’unité», rendre les croyants conscients des liens qui

les unissent. En même temps, observe A. Denaux, le contact avec

les autres confessions permet de redécouvrir certaines valeurs de

sa propres tradition, ce qui est un enrichissement pour chacune

des dénominations représentées.

Le but de l’IEF n’est pas l’élimination des divergences qui

existent entre les différentes confessions, ajoute Gisèle Laurent, mais simplement de se rencontrer dans l’amitié et de s’enrichir mutuellement. «Nous aspirons tous à un même but: l’unité.

Enfants de lumière

Le thème qui servira de fil rouge au congrès de Louvain est

tiré d’une lettre de saint Paul: «Vivez en enfants de lumière»

(Eph 5,8). Ce thème sera présent dans la prière et dans la liturgie, «pour partager notre expérience et notre richesse spirituelles», précise A. Denaux, mais aussi dans une réflexion plus théologique et dans la rencontre avec l’Eglise qui est en Belgique.

Des visites sont prévues à la cathédrale de Malines et à la

chapelle du Cardinal Mercier, en l’année du 75e anniversaire des

«Conversations de Malines», berceau de l’oecuménisme entre catholiques et anglicans, à Anvers, où les congressistes se souviendront de tant de missionnaires partis en bateau pour porter

l’Evangile aux quatre coins du monde, et à Bruxelles, où ils visiteront la cathédrale St-Michel et la cathédrale orthodoxe grecque. A côté des conférences, le point fort de ces journées sera

l’eucharistie, célébrée tour à tour selon les différents rites

représentés. (apic/cip/be)

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