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Fribourg:Soi-disant «Affaire des écoutes (110796)

téléphoniques»à la Conférence des évêques

Coire était au courant

Coire/Fribourg, 11juillet(APIC) Dans la soi-disant «affaire des

écoutes téléphoniques», qui a occupé la justice fribourgeoise

mercredi, Coire était au courant. C’est même le porte-parole de

Mgr Haas, le chanoine Christoph Casetti, qui a transmis l’information début mai au journaliste de l’hebdomadaire catholique

«Schweizerische Katholische Zeitung» (SKWZ) qui a publié le

«scoop» litigieux le 7 juin.

Le journaliste de la SKWZ Christoph Ebnöther a lâché l’information devant le tribunal civil de la Sarine, et l’a confirmée

jeudi à l’agence APIC. Il a même précisé qu’il avait envoyé le

projet de son texte au chanoine Niederberger le 5 mai déjà, soit

plus d’un mois avant la publication. Le chanoine Casetti était à

ce moment-là en pèlerinage à Lourdes.

Si la publication de l’article a été retardée pendant un mois

– il a paru à la veille de l’assemblée de la Conférence des évêques -, c’est parce que Maria Brun, l’ex-chargée d’information de

la Conférence des évêques suisses (CES), le lui avait demandé,

affirme Ebnöther. Elle avait l’intention de faire vérifier par

les PTT les appareils téléphoniques de la CES, idée qu’elle aurait abandonnée sur les conseils de son avocat, selon Ebnöther.

Le journaliste explique ce retard également par le fait qu’il

était au service militaire durant cette période.

La SKWZ, s’appuyant sur des «informations de tiers», avait publié dans son édition du 7 juin que le Père Roland-B. Trauffer,

secrétaire de la CES, aurait effectué clandestinement des écoutes

téléphoniques de la chargée d’information de la CES. Le Père

Trauffer a porté plainte pour atteinte à l’honneur.

Le chanoine Casetti a déclaré à l’APIC que c’est Mme Maria

Brun elle-même qui lui a fait part de ses soupçons dans une conversation fin avril. Lui-même n’a fait que transmettre l’information de façon informelle au journaliste de la SKWZ, sans lui dire

ce qu’il fallait en faire. Il a tout de même estimé l’information

suffisamment vraisemblable pour la transmettre. Il a déclaré à

l’APIC avoir été «impressionné» par ce qui lui avait dit Mme

Brun, le considérant comme relativement crédible.

Le journaliste Christoph Ebnöther a contacté Maria Brun, qui

était au courant de l’article. Selon ses propres dires, il a faxé

son projet de texte à Coire, au chanoine Walter Niederberger, ancien vicaire général, pour voir s’il y avait des contradictions

entre ce que Mme Brun avait dit au chanoine Casetti et à lui-même.

Les observateurs relèvent qu’il est pour le moins «étonnant»

qu’une telle «bombe», qui touche indirectement la Conférence des

évêques, ait pu être connue à Coire un mois avant qu’elle n’éclate sans qu’aucune information ne soit transmise aux responsables

de ladite Conférence.

La justice devra faire toute la lumière

Rappelons que la Conférence des évêques suisses, par la bouche

de son président, Mgr Henri Salina, a clairement redit sa confiance au Père Trauffer. Contacté jeudi par l’APIC, Mgr Salina a

exprimé son «étonnement» sur les nouveaux rebondissement de l’affaire. L’évêque-abbé de St-Maurice a le ferme espoir que grâce à

l’action de la justice, toute la lumière sera faite. (apic/be)

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