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Oecuménisme: « Après un siècle de travail théologique intense, (150896)
la plupart des Eglises ne semblent pas plus proches de l’unité »
Tanzanie, 15août(APIC) « Après un siècle de travail théologique intense,
la plupart des Eglises, où qu’elles soient, ne semblent pas plus proches de
l’unité », estime le directeur de Foi et Constitution auprès du Conseil oecuménique des Eglises (COE). Alan D. Falconer, pour qui le terme de crise
n’est pas du tout exagéré, s’exprimait lors de la réunion de la Commission
de Foi et Constitution qui se tient actuellement en Tanzanie.
« Sans aucun doute, a ajouté le directeur de Foi et Constitution, au
cours du siècle écoulé, les relations entre les Eglises se sont améliorées
aux niveaux international, régional et national. (…) Il est évident que
les relations entre les Eglises et entre les personnes ont considérablement
changé à tous les niveaux – et pourtant, les résultats de la lutte menée
pour parvenir à un consensus ne se sont pas concrétisés. »
« Des attentes ont été déçues, des espérances brisées », a fait remarquer
Alan Falconer. « Au sein des Eglises, apparaît une force croissante, qui
cherche à prendre le contrôle de l’ordre du jour oecuménique, avec la tendance à vouloir affirmer l’identité confessionnelle et à résister au changement. »
Les premiers travaux de Foi et Constitution remontent à la première décennie du XXe siècle. La première Conférence mondiale de Foi et Constitution eut lieu à Lausanne, en Suisse, en 1927. Les fondateurs du mouvement
pensaient que le dialogue théologique pouvait aider à résoudre les divergences de doctrine et de discipline ecclésiale entre les Eglises et ainsi
conduire à l’unité chrétienne.
Le terme de crise, que l’on utilise à propos du mouvement oecuménique et
de la recherche de l’unité, n’est pas exagéré, estime Alan Falconer. Pour
la surmonter, a-t-il ajouté, les Eglises devraient tirer une leçon du « miracle étonnant » de l’Afrique du Sud.
Alan Falconer – qui représentait le COE en juin au culte d’action de
grâces célébré pour le ministère de l’archevêque Desmond Tutu – parle des
« grandes espérances que le gouvernement sud-africain place dans le rôle que
les Eglises peuvent jouer en tant qu’artisans de la réconciliation, en ce
temps décisif de l’histoire du pays ».
« De telles attentes sont dues dans une large mesure à la capacité qu’ont
de nombreux Sud-Africains de pardonner et de se mettre à la tâche pour
construire une société juste et pacifique. » (apic/eni/mp)
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