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Rome: Les audiences du pape suspendues à partir du 7 octobre(300996)
Hospitalisation le 6 ou le 7 octobre: les rumeurs vont bon train à Rome
Rome, 30septembre (APIC) Les audiences de Jean-Paul II sont suspendues à
partir du 7 octobre, «en raison d’une hospitalisation du Saint-Père», a annoncé lundi la salle de presse du Vatican. Les rumeurs sur la réelle maladie du pape vont bon train à Rome et en italie. Le pape, estime-t-on, entrera le 6 ou le 7 octobre à la clinique Gemelli, cela pour la sixième fois
depuis son élection à la tête de l’Eglise.
«On ne sait pas si le pape entrera à l’hôpital dans la soirée du dimanche 6
octobre ou le lundi 7. Il est probable que, comme il l’a déjà fait, il
l’annoncera à l’Angelus du dimanche 6 octobre», a ajouté le directeur de la
salle de presse, Joachim Navarro Valls, qui n’a pas confirmé l’information
publiée lundi par «Il Messagero» selon laquelle l’hospitalisation du pape
ne durerait que quatre jours. «Tout cela dépendra des médecins», a-t-il indiqué.
C’est comme d’habitude à l’Hôpital Gemelli de Rome que Jean-Paul II sera
soigné par le professeur Francesco Crucitti, le chirurgien qui l’a opéré à
deux reprises, après l’attentat de 1981, puis en 1992 pour l’ablation d’une
tumeur aux intestins. En attendant, l’audience générale du 2 octobre est
confirmée, tout comme la béatification que le pape doit présider le 6 octobre, mais J. Navarro Valls s’est refusé à toute précision sur le programme
ultérieur du pape, laissant entendre que celui-ci «reprendra comme prévu»
après la période de convalescence.
Jean-Paul II, qui est apparu en bonne forme dimanche lors de l’Angelus à
Castelgandolfo, a profité de cette occasion pour dire «Au revoir» aux habitants de cette localité. En effet, le pape quittera sa résidence d’été pour
la Cité du Vatican mardi 1er octobre dans l’après-midi.
Pour la sixième fois à l’hôpital Gemelli
C’est la sixième fois que le pape est hospitalisé à Gemelli. Il le fut
le 13 mai 1981, après l’attentat de la Place St-Pierre, puis le 20 juin de
la même année pour une infection dûe à un cytomegalovirus suite à la transfusion du mois de mai, le 15 juillet 1992 pour l’extraction d’une tumeur
«bénigne» à l’intestin, le 11 novembre 1993 après une luxation de l’épaule
consécutive à une chute en pleine audience, et, enfin, le 29 avril 1994,
après une nouvelle chute dans sa baignoire qui occasionna une cassure du
col du fémur. Dans l’Hôpital Gemelli, où un petit appartement lui est réservé en permanence, Jean-Paul II aura passé 126 jours au total.
Le motif officiel de la sixième hospitalisation du pape a été annoncé le
14 septembre par le médecin personnel du pape, le Dr Renato Buzzonetti:
«inflammation récurrente de l’appendice». Le communiqué voulait mettre un
terme aux multiples rumeurs qui circulaient à Rome après les trois plus récents ennuis de santé de Jean-Paul II, le 24 décembre 1995, le 13 mars,
puis le 14 août 1996. A chaque fois, le pape souffrait de «fièvre d’origine
intestinale».
Au vu des hauts et des bas de l’état de santé du pape, les observateurs
sont néanmoins perplexes quant à la nature exacte du mal dont il est affecté. Le 15 septembre, au lendemain de la publication du communiqué du Dr Buzonetti, plusieurs médecins italiens ont publiquement mis en doute l’explication officielle: si le pape avait une appendicite chronique, ce qui est
rarissime à cet âge (76 ans), on aurait dû l’opérer immédiatement; par ailleurs, comment le pape pourrait-il avoir une appendicite après deux opérations (attentat et tumeur), l’appendice étant toujours enlevé dans ces cas
par mesure de précaution ?
Le Vatican a toujours démenti que le pape souffre d’un cancer. Dans son
communiqué du 14 septembre, le Dr Buzonetti, médecin personnel du pape depuis Paul VI, exclut d’ailleurs fermement toute affection cancéreuse. Ce
qui n’empêche pas la rumeur de courir, en curie comme à Rome.
Autre leitmotiv: la maladie de Parkinson. Le 7 septembre dernier, lors
du voyage de Jean-Paul II en Hongrie, J. Navarro Valls, le porte-parole du
pape, a pour la première fois affirmé que le tremblement de la main gauche
du pape était un trouble du «système extrapyramidal». Certains ont conclu à
la maladie de Parkinson, d’autres non. La série des communiqués médicaux
promis par le Vatican pour la semaine prochaine et tout au long de l’hospitalisation du pape risque d’alimenter encore les supputations. (apic/imedpr)
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