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apic/FLM / Genève

Genève: Le président de la Fédération luthérienne mondiale (250996)

appelle à résister aux forces destructrices de la mondialisation

Genève, 25septembre (APIC) La mondialisation issue du néolibéralisme est

« la forme la plus moderne de totalitarisme », estime le président de la Fédération luthérienne mondiale (FLM), Gottfried Brakemeier. Lors de l’ouverture de la réunion du Conseil de l’organisation qui se tient à Genève du 24

septembre au 1er octobre, le théologien brésilien a appelé la FLM à résister aux « forces destructrices » de la mondialisation.

« Comment la FLM peut-elle être cohérente avec elle-même si elle capitule

dans la guerre économique mondiale qui se cache derrière l’euphémisme de la

compétence internationale? Elle doit agir pour que la justice règne dans le

monde, et avec beaucoup d’alliés, lutter pour la mise en place de structures nécessaires à l’échelle planétaire », a lancé le président.

La FLM compte 122 membres Eglises membres, qui représentent en tout 56

millions de luthériens dans le monde. La rencontre du Conseil est particulièrement importante, car elle est la dernière avant la prochaine Assemblée

générale, qui aura lieu à Hong-kong en juillet 1997, une semaine après la

restitution de l’île à la République populaire de Chine. L’an prochain marquera aussi le 50e anniversaire de la fondation de la FLM.

Le président de la FLM a mis en garde contre « un oecuménisme de troc,

méli-mélo religieux ou simple formule de politesse réciproque ». Soulignant

que la tolérance était la « précondition de toute communauté », G. Brakemeier

a relevé que l’ »oecuménisme ne doit pas se concevoir comme un ’ersatz’ de

mission, tout comme le dialogue interreligieux ne rend pas le témoignage

superflu ».

Autrement, a-t-il dit, « toutes les religions, y compris les plus abominables, et les cultes sataniques, seraient en principe légitimées. » Il a

préconisé une vision de l’oecuménisme « englobant toutes les cultures, les

religions et les peuples » et l’ensemble de la création de Dieu. Il serait

faux de considérer les objectifs de l’unité chrétienne et ceux de l’humanité comme des alternatives, a-t-il dit. « Les deux formes d’oecuménisme ont

leurs qualités propres. Sans abandonner les efforts en vue de l’unité chrétienne, il faut reconnaître l’urgence d’une paix religieuse globale. »

(apic/eni/mp)

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