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Genève: Fin de session du Comité central du COE (230996)
Projection pour les années à venir et préocupations économiques
Genève, 23septembre (APIC) La nécessité d’apporter des changements fondamentaux aux structures du Conseil oecuménique des Eglises (COE), à l’aube
du troisième millénaire, a dominé les débats de la 47ème session du Comité
central, tenue du 12 au 20 septembre à Genève. Fimances obligent, des solutions devront être trouvées.
L’institution oecuménique internationale, vient de finir ses travaux, au
terme de neuf jours de délibérations. Les 156 délégués, élus par les Eglises membres du COE, supervisent les activitiés du Conseil entre les Assemblées qui ont lieu tous les sept ans.
Les délégués ont discuté de l’avenir du COE sur la base d’un projet de
texte de 16 pages qui expose la conception et la vision communes du COE. Ce
texte sera soumis à la Huitième Assemblée du Conseil qui se tiendra à Harare, au Zimbabwe, en 1998.
Durant sa session, le Comité central a aussi voté la réélection de Konrad Raiser (Eglise évangélique d’Allemagne) pour un deuxième mandat de cinq
ans au poste de secrétaire général. Il a pris plusieurs décisions importantes concernant la préparation de l’Assemblée de Harare. Enfin, il a accueilli deux nouvelles Eglises parmi ses membres et approuvé trois brèves
déclarations publiques sur des questions d’actualité. Les délégués ont en
outre entendu des exposés en plénière sur l’ecclésiologie et l’éthique et
sur la réaction des Eglises face au sida. En ce qui concerne la question du
sida, les membres du Comité central ont adopté une déclaration qui sera envoyée aux Eglises membres pour discussion et décision.
Le document sur la conception et la vision communes du COE sur lequel
s’est penché le Comité central, met en relief une vision du Conseil d’abord
perçu comme une «communauté fraternelle d’Eglises» et non comme une organisation internationale opérant à part. En même temps, il décrit le COE comme
étant l’un des nombreux organismes qui constituent le seul mouvement oecuménique, avec les Conférences et les Conseils d’Eglises régionaux, nationaux et locaux, les organisations confessionnelles et les Eglises – comme
l’Eglise catholique romaine – qui ne sont pas membres du COE. Le COE, ditil, pourrait servir à promouvoir la cohésion des activités de toutes ces
organisations, qui souvent font double emploi et, parfois même, entrent en
concurrence et en conflit les unes avec les autres.
Chiffres rouges et compressions de personnel
Le Comité central a approuvé pour 1997 un budget dont le déficit se monte à 235’000 francs suisses. Ce déficit représente le montant nécessaire
pour couvrir le coût des indemnités de licenciement qui seront versées au
personnel congédié. La présidente du Comité des finances, Birgitta Rantakari (Eglise évangélique luthérienne de Finlande), a indiqué que l’on recherchait des fonds pour couvrir ces indemnités. Suite aux compressions de personnel, le COE perdra 20 % de ses effectifs: de 237 postes à plein temps en
1996, on passera à un maximum de 190 postes en 1997.
«La crise financière que traverse le Conseil n’est pas encore terminée»,
a déclaré Mme Rantakari au Comité. «Nous avons réussi à maîtriser la situation pour l’année 1997, mais nous devons réunir davantage de fonds». En
particulier, a-t-elle ajouté, nous avons besoin d’augmenter considérablement «les revenus non affectés» que les Eglises versent au COE en guise de
cotisations et qui ne sont assortis d’aucune condition.
Etats-Unis montrés du doigt
Parmi les décisions portant directement sur les programmes du COE, le
Comité central a déclaré 1997 «Année oecuménique de la solidarité des Eglises avec les personnes déracinées». Il a appelé toutes les Eglises membres
et les organisations apparentées «à mobiliser des ressources et à organiser
des actions» pour venir en aide aux millions de personnes qui, à travers le
monde, ont été obligées de fuir leur foyer à cause de troubles politiques
ou de catastrophes naturelles.
Le Comité a également condamné l’amendement Helms-Burton adopté par le
Sénat des Etats-Unis, qui pénalise les nations et les sociétés faisant commerce avec Cuba, comme étant «un nouvel acte d’agression économique contre
la population cubaine».
Suite aux attaques aériennes lancées par les Etats-Unis au début de septembre, le Comité central a enfin approuvé un mémorandum appelant toutes
les nations à «respecter l’intégrité territoriale de l’Irak». Il a qualifié
de «moralement indéfendables» les attaques américaines contre l’Irak.
(apic/cim/pr)
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