apic/Italie/Padanie/Eglise opposée à la sécession du Nord/Non à l’exclusion
Italie:Le cardinal Martini fustige(150996)
les visées séparatistes de la Lega Nord
L’Eglise italienne vivement inquiète des tentatives d’Umberto Bossi
Rome, 15septembre (APIC) L’Eglise catholique italienne a une nouvelle fois
exprimé ce week-end sa vive inquiétude face à la proclamation dimanche à
Venise de l’ »indépendance » de la « République de Padanie » par le leader de
la Lega Nord, Umberto Bossi, qualifié de façon un peu légère par certains
médias de « Gandhi de la Plaine du Pô ».
Une séparation de cette région – la plus prospère d’Italie – représenterait du point de vue culturel et économique un grand dommage pour tous: autant pour le sud que pour le centre et le nord du pays, a déclaré le cardinal Camillo Ruini, président de la Conférence épiscopale italienne.
Dans une interview accordée à la TV italienne à la veille du grand rassemblement mis en scène par Umberto Bossi, le cardinal Ruini a estimé que
l’Italie d’aujourd’hui doit faire face à des problèmes tout autres. Il a
toutefois admis que le renouveau dont l’Italie a un urgent besoin doit aussi inclure une décentralisation ainsi qu’une culture authentique de la liberté.
Le cardinal Martini dit non à l’exclusion
Il a certes relevé que l’Eglise catholique ne doit pas s’immiscer dans
la politique quotidienne, mais qu’elle se doit d’intervenir quand il s’agit
de l’intérêt des hommes. Dans son édition de vendredi, « L’Osservatore Romano » fait sienne la sévère critique de la Ligue du Nord émise par le cardinal Martini, archevêque de Milan. Le cardinal Martini juge « inacceptable »
des modèles politiques qui prévoient « l’exclusion de groupes sociaux ou de
zones géographiques ». « Par nature et par mission », ajoute-il, l’Eglise « ne
peut que favoriser un processus d’intégration entre les hommes, les peuples
et les cultures ».
S’insurgeant contre « les recettes, les formules magiques et les slogans
qui traduisent le vide des vrais projets », le cardinal de Milan reconnaît
« l’urgence » pour l’Italie « d’élaborer des solutions efficaces » pour résoudre des problèmes qui touchent « l’assise institutionnelle » du pays. En ce
sens, il reprend l’idée d’un « fédéralisme solidaire » avancée en janvier
dernier par la Commission diocésaine « Justice et Paix » de Milan, qui promeut un fédéralisme mesuré comportant des garanties de solidarité entre les
régions aisées du nord et les régions pauvres du sud de l’Italie.
(apic/imedia/cic/be)
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